Soy Libre : grosse claque !

Le documentaire qui réconcilie avec le cinéma d'auteur.

Quand je me suis assis dans la salle du Cinéma Ariel et que les premières images de Soy Libre, premier long métrage de Laure Portier, ont défilé sur l'écran, je ne savais pas si j'étais d’humeur à voir un film d'art et d'essai. Ou un film tout court, d'ailleurs.

Ça faisait un moment que j'avais pas mis les pieds dans une salle.

Les dernières expériences avaient été... décevantes, dirons-nous. Au point que je commençais à me demander si ça venait de moi. Et si j'en avais marre du cinéma ? Peut-on se lasser du cinéma comme on se lasse d'un amour ? Ou d'une marque de cornflakes ?

Ce soir-là, j'avais répondu à l'invitation Gaëlle Jones, productrice de Perspective Films et amie de confinement, qui projetait le film à Rouen, sa ville natale. Je m'étais dit qu'un peu de route me ferait du bien.

J'ai été transporté.

Ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas touché comme ça.

La sincérité, le dispositif à vue, les questions. Tout semblait faire écho à mes préoccupations du moment. Comme par magie. (La fameuse "magie du cinéma".)

Je ne vous en dis pas plus, le film a remporté le prix de l'ACID à Cannes l'années dernière et joue encore en salle.

Et oui : c'est important de le voir au cinéma, si vous pouvez.

Les outils intérieurs pour transformer le monde extérieur.

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