Pourquoi s'abonner à la Boulengerie ?

Les outils intérieurs pour transformer le monde extérieur.

Au cas où certains débarqueraient ici un peu perdus, soyons clair : ceci n'est pas vraiment une boulangerie. C'est un piège. J'attire le chaland par une odeur de pain chaud et quand les gens s'approchent *PAF !* je parle de complètement autre chose.

*Rire machiavélique.*

Mais avant de partir acheter votre baguette sur pain.com (nouvelle déception : c'est un site américain pour soulager la douleur), laissez-moi vous expliquer pourquoi, contre toute attente, vous êtes peut-être quand même au bon endroit.

Et pourquoi, même sans croissants, vous devriez vous abonner à la Boulengerie.

La création vue de l'intérieur

Mon parcours peut se résumer en 3 étapes :

  1. 20 ans : Science.
    Math sup, math spé, Ingénieur des Ponts, abonné à La Recherche.
  2. 30 ans : Films.
    Acteur, scénariste, réalisateur, France 2, Canal +, Publicis.
  3. 40 ans : Je deviens un putain de Hippie.
    Méditation, hindouisme, paix intérieure et toutes ces conneries.

De là, mon objectif est le suivant :

Explorer les ressources intérieures (=> hippie) qui libèrent la création (=> films) mais sans trop virer New Age non plus (=> science).

Parce que – soyons honnêtes – quand je trouve des interlocuteurs pour parler vie intérieure, la conversation dérive trop souvent sur l'astrologie, la voyance et les magnétiseurs qui utilisent la "vibration quantique" pour soigner le cancer. ("Il obtiennent des résultats incroyables !" 🙄)

Mais il y a également une raison plus pragmatiques à cette démarche :

Les films, c'est bien mais c'est long. Entre le moment où naît la première idée et le moment où un spectateur vous dit que c'est nul, il peut s'écouler plusieurs années.

Je veux créer plus spontanément. Partager plus vite. Interagir davantage.

D'où la deuxième grande idée :

Internet, c'était mieux avant.

À la fois, je voulais que mon site serve de vitrine pour mon travail de réalisateur et donc que les films ne soient pas noyés dans une marée de pets de cerveau et d'expérimentations audiovisuelles douteuses.

À la fois, je cherchais un endroit où publier du contenu plus quotidien, sans vernis, notamment pour parler création.

J'ai commencé par des improvisations quotidiennes sur youtube.

C'était bien (et je continue) mais j’ai réalisé que je n'aimais pas dépendre d'un réseau social.

Comme tout le monde, je suis sur les réseaux mais plus j'avance, plus je trouve étrange d'être relié à mes ami·e·s par un algorithme construit sur le profit qui choisit pour moi ce que je vois et avec qui je garde contact.

Ce qu'on met dans sa tête et les gens dont on s'entoure est trop important pour être choisi par une machine programmée pour faire des sous.

J'ai la nostalgie du temps où chacun cultivait son blog comme on entretient un jardin.

On choisissait la déco, la ton, le style ; c'était un chez soi tourné vers l'extérieur, avec vocation à recevoir du public. Et les lecteurs pouvaient suivre les différents blogs qui les intéressaient avec des agrégateurs qu’ils pouvaient personnaliser également.

Puis les réseaux sociaux ont tout phagocyté.

Maintenant, ni le créateur ni le lecteur ne choisissent plus rien.

On publie sans savoir qui va voir quoi, ni quand, ni dans quel contexte. On lit sans choisir l'ordre, ni la fréquence, ni la qualité. La mise en page peut changer du jour au lendemain sans consultation. Sans parler de la politique de confidentialité, des algorithmes de contenu, de la monétisation, etc.

Dernièrement, j'ai donc cherché un moyen de rendre cet échange plus... délibéré.

Là, j'ai entendu parler de substack.

C'est une plateforme de blogging pour les auteurs / écrivains qui permet de transformer chaque nouvel article (ou vidéo ou podcast) en newsletter, avec un système d'abonnement payant pour ceux qui souhaitent du contenu exclusif. Pas de pub ; chaque lecteur choisit à qui il s'abonne.

Au final, j'ai choisi de ne pas utiliser substack pour plusieurs raisons. (Mise en page unique, pas de « vitrine » pour mes films, tarifs fixes pour les lecteurs et tarifs non négligeables pour les créateurs. Et surtout : ça fait dix ans que je programme ma propre plateforme, autant l’utiliser.)

Mais cette idée de garder contact par email est restée.

D'autant que je suis moi-même abonné à plusieurs newsletters : je reçois régulièrement des articles, des dessins, des liens (...) et j’aime ce contact sans intermédiaire avec les artistes que j’ai choisi de suivre.

J'irai plus loin : l’email est sans doute la meilleure arme des créateurs indépendants.

C’est un moyen facile et (presque) gratuit de garder contact avec un public et de diffuser régulièrement des œuvres, des actualités ou de créer une interaction.

Si, depuis le temps que je fais des films, j’avais systématiquement collecté (et pas effacé par mégarde) les adresses email des personnes rencontrées en projection, en atelier, en festival, j’aurais déjà une cohorte de contacts non négligeable.

Mais pour que ce système fonctionne et ne tombe pas dans les mêmes travers que ce qu'il essaie d'éviter, il doit respecter certaines règles de transparence et d'accès.

Les règles d'une bonne newsletter

Voici, selon moi, les conditions d'une bonne newsletter :

  1. Du contenu, pas de la promotion
    Ce qu’on reçoit par email, c’est des articles ou des liens vers du contenu à manger tout de suite et gratuitement. Ne me parlez pas de ce que vous avez fait si je ne peux pas le lire / voir ici et maintenant. La promotion, c'est en plus.
  2. Le lecteur choisit la fréquence
    (Ça, j'ai laissé tomber pour l'instant. C'est hebdomadaire.)
    Je veux pourvoir m’abonner à hauteur de mon intérêt. Je suis prêt à voir le travail de certains créateurs tous les jours. Pour d’autres, me souvenir qu’ils existent une fois par an me suffit.
  3. Une conversation dans les deux sens
    Si le créateur a mon adresse et peut m'envoyer ce qu'il fait, je veux pouvoir interagir un minimum et avoir un accès plus facile que si j'étais un quidam.
  4. Accès aux archives
    Si je manque 10 emails parce que j'étais occupé, je veux pouvoir retrouver le contenu quelque part quand je suis davantage disponible (ou que je m’ennuie dans le train). Et avoir accès à tout ce qui a eu lieu avant que je m'abonne.
  5. Se désabonner quand on veut
    Cela ve de soi : quand j'en ai marre, qu'il soit facile (un clic !) de me désabonner ou de faire une pause.

C'est donc ce que j'essaie de mettre en place à la Boulengerie.

D’un côté, j’ai la partie vitrine (blog et films) pour présenter mon travail.

De l’autre, il y a la newsletter où je publie du contenu toutes les semaines... normalement.

On va commencer comme ça.

D'ailleurs, si vous écrivez vous-même une newsletter, je serai heureux d'être tenu au courant.

Et sinon, vous devriez vous y mettre.

Ne laissons plus les réseaux nous remplir le cerveau.

Prenons le pouvoir.

Les outils intérieurs pour transformer le monde extérieur.

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