Sans voix
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Ce matin, j'ai à nouveau arrêté la voix dans ma tête.
Silence intérieur. Juste le monde. Les émotions.
Je l'ai fait parce que la voix était particulièrement présente : questionnements sur le futur, sur mon travail, sur l'argent. À créer des problèmes partout.
Le mécanisme est devenu plus clair : je prends conscience de la pensée en cours – ce qu'on fait habituellement en méditation – mais le "truc", c'est de prendre également conscience du commentaire qui suit : la petite voix moins forte, moins présente, mais qui reste un jugement.
"Ah, c'est bien, on a réussi à repérer une pensée" ← aussi une pensée !
C'est un grand classique de la vie intérieure : on ne peut ni attirer ni chasser les contenus mentaux, mais en faisant un pas de côté et en les remarquant pour ce qu'ils sont, on les neutralise.
Pour faire taire ma voix, il faut le faire avec un niveau de récursion.