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Les commentaires passifs-agressifs

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Lire les commentaires passifs-agressifs d'une excellente vidéo sur l'aide humanitaire m'a un peu rassuré.

Ce n'est pas que moi.

Les gens s'attaquent à des arguments qui sont pourtant explicitement traités dans la vidéo. Parfois avec les mêmes mots. C'est même le sujet central du propos. Mais c'est comme s'ils n'avaient pas vu, pas entendu.

Au fond, je crois qu'ils restent attachés à la partie qui les énerve, qui les menace, qui remet en cause leur identité – et ils ignorent tout le reste. Au poker, on dirait qu'ils sont on tilt : trop secoués pour penser clairement.

Il faut en tenir compte quand on répond. On ne parle pas à des êtres rationnels avec des avis différents. On parle à des ego blessés qui cherchent à justifier leur identité.

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Bill Gates et l'IA

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J'ai écouté le podcast où Bill Gates développe sa prise de position très alarmiste (sûrement à juste titre) sur l'intelligence artificielle. Trois choses que j'ai notées, pas toutes sur l'IA :

  • L'IA permet aujourd'hui de mener des attaques cyber ou biologiques qui pourraient tuer des millions de gens. L'absence de garde-fou dans ce domaine est un danger bien plus urgent qu'une IA qui deviendrait "maître du monde".
  • Les habitants des pays les plus pauvres parlent des langues dans lesquelles ni l'IA ni le web ne sont traduits. Impossible de s'informer sur un saignement étrange au milieu de la nuit. Impossible de savoir quelle graine planter pour avoir une meilleure chance de se nourrir. L'information manque autant que le reste.
  • Nous ne sommes pas prêts pour le chamboulement économique qui arrive : tous les métiers vont être remplacés. Dès aujourd'hui, des sondages montrent que les gens préfèrent parler à une infirmière ou un psy IA – plus patients, qui n'oublient rien, toujours disponibles – qu'à un humain.

Ajoutez ça à la pile des problèmes.

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Commentaires

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La vidéo sur les problèmes marche bien.

Presque 20k vues supplémentaires depuis ce matin.

Il va falloir que je trouve une autre façon de répondre aux commentaires. Je crois qu'il faut que j'abandonne l'approche chronologique et égalitaire.

Jusqu'ici, je repartais du dernier commentaire non répondu et je remontais, pour n'en manquer presque aucun et répondre un minimum à chacun.

Je crois que je vais remplacer ça par une autre méthode plus scientifique que j'ai découverte dans un article très intéressant :

"Répondre au pif aux commentaires qu'on trouve marrants et puis voilà."

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L'écriture inconsciente des histoires

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De plus en plus, je me rends compte d'une approche différente du scénario qui me plaît beaucoup.

L'écriture par l'inconscient du personnage, pourrait-on dire.

On définit le problème existentiel du protagoniste, et les étapes de transformation intérieure nécessaires pour parvenir à une résolution. Puis les situations "extérieures" viennent confronter le personnage à ce dont il a besoin pour évoluer.

Ces situations n'ont pas vraiment à être "justifiées" dans l'histoire, comme elles doivent l'être quand le héros cherche simplement à poursuivre un objectif.

Même les coïncidences et les deus ex machina (qu'on évite normalement en scénario) passent très bien tant qu'ils répondent aux névroses profondes du personnage. Comme s'il les avait lui-même appelés et que, parmi la foule d'événements, il était normal qu'on se concentre là-dessus.

À mon sens, c'est pour ça que le psy se casse (littéralement) les dents sur la famille Roy dans Succession, ou que Don Draper trouve en Conrad Hilton une figure de père dans Mad Men.

Oui, tout bon scénario devrait toujours avoir cet aspect. Mais les meilleurs ont l'air d'utiliser ça comme point de départ.

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Et si je me trompe ?

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Je ne peux pas résister à vous partager la traduction de cette vidéo de @ashanayaswami dont j'ai parlé plus tôt :

La plupart d'entre nous ont tellement de karma à résoudre qu'on pourrait apprendre les leçons dont on a besoin de bien des façons différentes.

Il faut être vraiment très avancé pour qu'il n'y ait plus qu'une seule route à prendre.

Et si vous êtes avancé à ce point, vous le saurez.

Alors quand beaucoup d'options s'offrent à vous, vous pensez peut-être que chacune va absolument déterminer votre destin, et que vous ne pouvez en choisir qu'une.

En réalité, c'est faux.

N'importe laquelle peut servir à élargir votre conscience, ou à la rétrécir.

Alors souvent, on ne sait pas quoi faire parce que ça n'a vraiment aucune importance.

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Facile ou difficile ?

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Plus j'y pense, plus cette notion de difficulté ne veut rien dire.

Si c'est "difficile" mais qu'à ce moment-là, la personne a la volonté et les capacités de le faire, est-ce vraiment difficile pour elle ?

Inversement, une activité "facile" face à laquelle on ressent un blocage est-elle réellement facile ?

La difficulté n'est pas une propriété de l'activité. C'est une rencontre entre une activité, une personne (ou un groupe) à un moment précis.

Modifiez l'un de ces paramètres, et tout change.

Donc inutile de demander si "une activité est facile ou non".

On peut seulement constater a posteriori si, lors de cette occurrence unique, elle a été faite. Et cela ne présume de rien pour la suite.

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Grandir sur TikTok

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Pas grandir en nombre d'abonnés, grandir spirituellement !

Deux comptes (anglophones) proposant des vidéos assez courtes qui m'ont permis d'avancer dernièrement :

Si vous cherchez d'autres recommandations pour commencer, il y en a dans cette note.

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Me sentir utile

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J'ai quand même construit un travail qui me ressemble.

J'avais beaucoup de rendez-vous visio cet après-midi. J'étais un peu réticent.

Mais à chaque fois, je passe des moments très forts avec les gens et j'en ressors avec plus d'énergie qu'en entrant.

Youpi.

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Le jeu du présent

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Le jeu est le suivant :

Lorsque vous identifiez une pensée ou une émotion pour ce qu'elle est, elle perd son pouvoir de contrôle sur vous.

Il ne s'agit donc pas de "fabriquer" le bonheur.

Mais de retirer un à un les attachements qui vous empêchent de voir qu'il est déjà là.

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Le monde s'engouffre

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C'est la sensation qu'on a quand on est présent.

Quand on est coincé dans sa tête, la pensée fait barrière entre nous et le monde. Comme un obstacle ou un voile devant les yeux : le monde extérieur est bloqué, ou très fortement filtré.

Quand on redevient présent, le voile s'en va.

Le monde réapparaît dans toute sa couleur, toute sa présence. On n'a pas besoin de prêter attention aux choses : elles sont là, vivantes, vibrantes, inévitables.

Avec la certitude inébranlable qu'on en fait partie.

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Sans voix

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Ce matin, j'ai à nouveau arrêté la voix dans ma tête.

Silence intérieur. Juste le monde. Les émotions.

Je l'ai fait parce que la voix était particulièrement présente : questionnements sur le futur, sur mon travail, sur l'argent. À créer des problèmes partout.

Le mécanisme est devenu plus clair : je prends conscience de la pensée en cours – ce qu'on fait habituellement en méditation – mais le "truc", c'est de prendre également conscience du commentaire qui suit : le petit écho moins fort, moins présent, mais qui reste un jugement.

"Ah, c'est bien, on a réussi à repérer une pensée" ← aussi une pensée !

C'est un grand classique de la vie intérieure : on ne peut ni attirer ni chasser les contenus mentaux, mais en faisant un pas de côté et en les remarquant pour ce qu'ils sont, on les neutralise.

Pour faire taire ma voix, il faut le faire avec un niveau de récursion.

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Mauvaise énergie !

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Sans en avoir l'air, c'est souvent la décision la plus importante d'un projet.

Le moment où on dit "on ne va pas faire comme ça", "on ne va pas s'y prendre ainsi", "je préfère m'organiser autrement."

Changer la façon de faire change tout. Ça change l'activité – qui apportera de la joie ou non, qui créera une bonne ambiance ou pas, etc. Et ça change évidemment le résultat – qui dépend de l'activité.

Donc le sujet compte moins qu'on ne pense.

Tout est dans l'action.

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Le piège du résultat

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Souvent, je me piège par un désir de résultat.

J'imagine à quoi le texte, le film, le projet devrait ressembler dans le futur, quand il sera terminé, et je me trouve prisonnier d'une exécution prévue de A à Z.

Plus de liberté, plus de surprise. L'objet ne change plus à chaque élan, l'histoire ne se transforme pas à chaque idée. Je m'enferme moi-même dans un couloir qui n'a qu'une seule issue. Je deviens un esclave du produit final – que j'ai imaginé moi-même !

D'où l'importance de sortir l'ego de la création.

Je me lance dans le vide. J'accepte (je célèbre !) mon ignorance du résultat. Je mise tout sur la joie de faire, sur le présent. Et j'abandonne dès maintenant les éloges et les tapes dans le dos que j'associais au dessein initial.

Ce sera ce que ça sera. Les réactions seront ce qu'elles seront.

Et ce sera très bien.

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Notes et carrousels

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Je viens de publier mon premier carrousel.

Non, je ne fabrique pas de nouveaux contenus en mode craft, je recycle les anciens.

Depuis quatre ans, j'écris régulièrement des articles de journal. Que personne ne lisait – mais je m'en fichais.

Plus récemment, quand j'ai partagé certains articles sur les réseaux, je me suis aperçu que ça intéressait certaines personnes.

Donc j'ai fait un script qui transforme mes entrées de journal en carrousels que je publie sur Instagram et TikTok. Pour l'instant, je remonte dans l'ordre chronologique.

On verra si ça sert.

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Focus

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Je regarde beaucoup de vidéos sur le focus en ce moment, dont celle-ci.

Si on poursuit une seule chose à un moment de sa vie, on peut s'investir à 100%.

Si on fait deux choses en même temps, on n'est pas investi à 50% dans chacune – c'est faux. À peine à 25%.

On perd énormément de puissance en divisant son attention.

D'où la question : dans quelle direction souhaite-t-on vraiment aller ?

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Méditation et lâcher prise

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De temps en temps, je passe une étape en méditation.

Ce matin, je suis "devenu" le bruit de la pluie.

Ça a l'air un peu ésotérique dit comme ça, mais ça veut dire que je me suis rendu compte de la distance que je laissais tout le temps entre l'expérience et moi.

D'habitude, "j'observe l'expérience". Je suis un sujet (moi) qui regarde ou écoute ou ressent un objet (la pluie). Mais de loin. Je reste moi. La pluie reste la pluie.

Ce matin, j'ai pris conscience de cette distance. J'ai réalisé qu'elle était de mon fait, qu'elle venait d'une résistance intérieure, sûrement due à une peur de me perdre.

Une fois repérée, j'ai pu abaisser la barrière. Elle est tombée d'un coup et j'ai pu "devenir" le bruit de la pluie, la tension dans l'estomac, l'inquiétude de la journée, etc.

Ça m'était déjà arrivé avant – ça nous arrive à tous – mais par hasard.

Là, j'ai repéré le mécanisme intérieur.

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Newsletter 2.0

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J'ai envoyé la newsletter tout à l'heure.

Je me pose toujours des questions existentielles à ce sujet mais j'ai pris une décision :

La newsletter est un coucou-bisou de temps en temps, pour les gens qui veulent des nouvelles de loin en loin. Une façon de garder contact au travers des événements importants (films, projos, rencontres...). Ou quand j'ai vraiment envie de partager quelque chose.

Donc trois ou quatre fois par an, max. Pas mensuelle. Pas de florilège. Ceux qui veulent suivre mon contenu régulièrement peuvent aller sur mon site ou sur les réseaux.

Donc NON : je ne vais pas envoyer une autre newsletter pour préciser ça.

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Nouvelle pratique ?

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Quand ma vie s'accélère, je me suis rendu compte que mettre en place une pratique m'était souvent bénéfique. Je m'impose une activité par jour avec un contrat :

Obligation de résultat, liberté de moyens.

Donc je dois produire un contenu (résultat) mais je fais exactement ce que je veux (moyens).

C'est ce que j'appelle "la discipline au service de l'exploration" : quand je m'épuise, puisque je n'ai pas le droit d'arrêter, je suis obligé de trouver une façon de faire qui est plus facile pour moi.

C'est comme ça que j'apprends à me connaître.

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Devant la caméra

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J'ai fini l'enregistrement de mes vidéos pros.

Plus j'ai d'expérience, plus je réalise que l'important est de ne jamais reprendre. La première prise est toujours la meilleure.

L'idée se construit dans ma tête en temps réel. Les micro-expressions qui accompagnent la naissance du discours sont les meilleurs indices pour le spectateur. Même les rattrapages maladroits après une erreur créent la connexion.

Quand on reprend, c'est souvent plus clair, plus ordonné, plus complet... mais ça parle moins.

UPDATE : le soir, j'ai mis 5 prises à enregistrer une vidéo perso qui était mieux comme ça  – et qui marche très bien. Donc bon.

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Leads, leads, leads

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C'est l'après-midi où j'enregistre mes vidéos professionnelles de stratégie narrative.

Je fais une quinzaine de vidéos que je programme une fois par jour pour les trois semaines à venir. C'est grâce à ça que j'ai entre cinq et dix prospects par semaine – plutôt bon rendement, quand on y pense.

Les vidéos persos, elles, ne sont jamais enregistrées à l'avance.

Ce matin, j'ai aussi écrit la newsletter qui va partir en fin d'après-midi.

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Sortir l'ego de la création

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Je ne sais plus exécuter un plan que j'ai imaginé dans le passé.

C'est ce que je disais déjà dans cette vidéo au sujet de ce film que j'ai réalisé en septembre (et qui a très bien marché, merci).

Avant, j'y arrivais par ego, je crois.

Je passais cette étape pénible de l'exécution parce que j'avais les yeux rivés sur le résultat. Auquel mon ego était mêlé. "S'ils aiment le résultat, ils m'aimeront moi" – comme dit le personnage du film.

Maintenant que j'ai séparé ego et création, ce moteur ne fonctionne plus.

Si je ne sens pas de plaisir, de surprise et de partage dans la fabrication, je ne fais pas.

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Un simple constat

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Si vous êtes sûr·e d'où vous allez, vous êtes dans l'attente. Attente de la destination, de l'arrivée, du résultat.

Et presque toutes les surprises sont mauvaises : déviation, retard, annulation.

Si vous ne savez pas où vous allez, vous êtes dans la découverte.

Les surprises ne sont plus des contretemps, ni des obstacles. Liberté.

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Mon ennemi juré

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J'ai conquis la cigarette, l'alcool et la viande.

Mais un démon a toujours raison de moi : le sucre.

Quand j'arrête le sucre complètement, mon humeur est plus stable, je n'ai pas faim tout le temps, et tout devient plus facile : dormir, faire du sport, manger sain.

Quand je reprends le sucre, tout s'effondre.

Je grignote tout le temps, et n'importe quoi. J'ai des pics d'humeur. Mon alimentation comme ma vie se résument à vouloir satisfaire des désirs mauvais pour moi.

Quand j'ai arrêté, le sucre revient toujours à pas de loup. Les pommes. Un carré de chocolat noir après le repas. Un dessert parce que je suis avec mon fils. Puis il reprend le pouvoir.

Je me suis (re)débarrassé de tout le sucre de la maison aujourd'hui.

Souhaitez-moi bonne chance.

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Obligation et amour

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Soit vous agissez par obligation, soit vous agissez par amour.

Pour agir par amour, il ne peut y avoir aucune obligation.

C'est pourquoi ma première étape est toujours de me libérer de l'obligation. Je ne suis obligé de rien. Je ne le ferai pas. Vraiment. Je me prépare mentalement à affronter les conséquences de "ne pas faire".

Une fois libre, tout change.

Je retrouve parfois les raisons d'agir. Celles que j'avais oubliées. Et tout devient facile.

Ou je ne fais pas. Et bon débarras.

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Colère et obligation

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C'est comme ça que mon cerveau tente de reprendre le contrôle quand je suis trop zen : par la colère et les obligations.

Il ramène de vieux souvenirs qui m'énervent – qui n'ont rien à voir avec le présent – ou il imagine des situations qui n'existent pas. Rien que pour m'énerver.

Ou alors, il me rappelle des choses que j'ai à faire dans le futur. Qui n'ont absolument pas à être gérées maintenant. Mais il trouve le détail qui m'inquiète pour que je rumine.

C'est comme ça qu'il revient aux manettes. Par la pensée et l'action réactives.

Alors je dois faire une pause et me souvenir :

Il n'y a rien à faire. Jamais.

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Retour à flot

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Très heureux de ce nouveau fil d'écriture.

Ça me rappelle la première note de blog que j'avais écrite sur l'ancêtre de ce site : j'y disais que je ne souhaitais pas refaire tout l'historique et que j'allais uniquement parler du présent.

Cette décision m'avait permis de publier tous les jours.

Je refais la même chose ici : maintenant que je ne m'embarrasse plus d'introduction, de conclusion, ni de cohérence, je peux laisser libre cours au flot.

D'ailleurs, c'est comme ça que j'aurais dû appeler ça : le flot.

Y'a qu'à voir tout ce que j'ai publié entre hier et aujourd'hui. C'est peut-être juste l'excitation du début. On verra.

Mais c'est déjà bon signe.

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Là où on m'a posé

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Là où on m'a posé

Je suis resté là où on m'a posé enfant.

Entre Paris et la Normandie. Je n'ai pas déménagé, je ne me suis pas expatrié, je ne suis pas parti découvrir le monde. Je n'ai pas construit ma vie ailleurs.

J'attends d'être adulte pour m'en aller.

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Le futur et vous

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Personne ne peut prédire le futur. Pourtant, vous vous torturez à chaque minute comme si vous saviez comment vos actions présentes impactent votre bien-être à venir.

(Intro d'un autre chapitre du livre.)

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Penser ou fabriquer

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Je crois que je pourrais fabriquer cet après-midi.

C'est une organisation qui a beaucoup amélioré ma vie ces dernières années : créer des débouchés pour différents types de travaux.

Pour l'écriture, j'ai mon journal et mon site. Et quand ces deux vitrines ont finalement été en place, ça a débloqué plein de choses pour moi. Je pouvais juste écrire. Pareil pour les vidéos : quand je me suis autorisé à m'exprimer sur les réseaux, je pouvais juste sortir mon téléphone et parler.

Souvent, le moteur est bloqué par manque de débouchés.

Je cherche encore un débouché pour la fabrication : la musique, le dessin, les films. Pour l'instant, je ne fais qu'un film par an. Il faut que je trouve la sortie qui permettra au moteur de tourner quand l'envie m'en prend.

L'un des sujets du livre que j'écris.

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Fausse bonne idée

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Cet ancien employé d'Apple avait une super idée qui a été refusée par Steve Jobs.

Il explique dans cette vidéo pourquoi Steve Jobs avait raison.

Les situations ne deviennent pas compliquées à cause des mauvaises idées – on arrive souvent à les identifier. Mais à cause des bonnes idées qui vont dans la mauvaise direction. Celles auxquelles personne ne veut dire non.

Je le vois dans les scénarios et dans la création : ajouter une bonne idée à une histoire n'en fait pas une meilleure histoire. Au contraire : ça complexifie, ça dilue, ça distrait.

La création n'est jamais une accumulation. C'est un geste clair, pur, personnel, dont chaque instant indique la direction.

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