Aller au contenu principal

Une note par jour 👇

Quand il n'y a rien au fond

Ma technique pour créer mes notes de blog ou mes vidéos quotidiennes est la suivante :

Soit une idée me vient. Alors si je peux, je prends mon téléphone et je l'enregistre tout de suite.

Soit, notamment pour les notes de blog, c'est le bon moment pour écrire – parce que je n'aurai plus le temps après, par exemple. Souvent le matin avec le café.

Alors je fais une pause et je cherche ce qu'il y a au fond.

Autrement dit : si j'arrête toute activité, de penser, de prévoir, y a-t-il quelque chose qui s'agite au fond de moi ? Y a-t-il un problème, une idée ou une nouvelle façon de voir venue pendant la méditation que je pourrais partager ici ?

Je trouve toujours.

Mais récemment, j'arrive peut-être à la fin d'un cycle.

Mes vidéos sur la vie et sur la méditation ont très bien marché. Je suis content de mes posts ici, également. Mais je crois que j'ai envie de passer à autre chose. Quand je regarde au fond, je ne trouve pas la même excitation pour ces sujets.

Soyons clairs : je vais continuer à poster une vidéo et une note par jour. Mais il ne faut pas que je me laisse piéger par ce qui a marché. La source, c'est l'excitation intérieure.

Je dois suivre mon fil – même si tout le monde se désabonne.

10/12/25 journal création

À la pêche

Vous le savez : quand je poste une photo, c'est que je n'ai pas le temps de poster autre chose...

D'autant que c'est une vieille photo, qui a au moins 10 ans.

En rapport avec rien.

Image
Vieille photo en rapport avec rien (mais jolie).

Mais je l'aime bien. Prise au Rolleiflex sur le port de Trouville.

9/12/25 photo

L'effet de levier

Pour comprendre l'effet de levier en finance, imaginez qu'on vous livre un jour une machine qui a la propriété suivante :

Lorsqu'on insère 100€ d'un côté, un an plus tard, il en sort 130€ de l'autre.

Si vous êtes rationnel (et gourmand), votre premier élan devrait être de chercher à y insérer autant d'argent que possible.

Au point qu'il serait même profitable d'aller emprunter à vos amis, à la banque, où vous pouvez, et de tout mettre dans la machine...

À condition (et c'est une condition importante) que le taux d'emprunt soit inférieur au taux de rendement. Autrement dit, ce n'est intéressant que si la banque vous demande moins de 30€ d'intérêt sur l'année.

Cette schématisation représente comment les financiers voient les entreprises.

Ils ne se soucient pas des rouages internes, seulement du rendement financier. Et si ce dernier est supérieur au taux d'emprunt, alors ça vaut le coup d'emprunter pour investir.

Et pour moi, c'est la même chose en méditation.

J'ai compris un jour que le taux de rendement de la méditation sur mon bien-être était plus important que j'imaginais.

Donc, ça valait le coup d'emprunter du temps à mes autres activités (qui avaient un rendement moindre) pour l'investir dans la présence et la clarté.

C'était une décision assez radicale, à l'époque.

Je ne la regrette pas.

8/12/25 société présence

L'esprit de Noël =(

Toutes les notes et vidéos que je poste en ce moment portent sur la présence.

Comment trouver la paix dans l'instant sans créer d'objectifs ni d'attachements artificiels ; comment atteindre une joie pure qui ne dépend pas de la satisfaction d'un besoin fabriqué ; comment ne pas tout miser sur le futur ; etc.

Et pendant ce temps...

On demande aux enfants d'écrire une lettre au Père Noël pour faire la liste des nouvelles acquisitions qu'ils feront dans un mois. On crée de l'excitation à partir d'une anticipation fabriquée de toute pièce. On transforme le présent en une période d'attente ancrée dans la consommation.

Comme tant de traditions devenues aujourd'hui si naturelles, il m'est difficile de ne pas y voir nos plus bas instincts marchands à l'œuvre. C'est devenu un réflexe de consommation qu'on ne questionne plus, pour soutenir une croissance qui détruit tout.

Autrefois, Noël était la fête des lumières.

Au milieu de l'hiver et de la nuit perpétuelle, on accrochait des lumières pour célébrer le retour progressif du soleil.

Puis le capitalisme est passé par là.

6/12/25 présence société

Accepter l'angoisse

En général, on fait tout pour l'éviter.

Quand on ressent l'angoisse monter, on l'associe à un problème, à une peur, à un objectif, alors on agit.

Quelle action pour la faire disparaître ?

Quand cette action ne suffit pas, on essaie autre chose. Ou on le prend personnellement. Un nouvel échec. "Quelqu'un de plus doué que moi aurait su quoi faire", se dit-on.

Sauf qu'il n'y a rien à faire.

L'angoisse doit être vécue. Jusqu'au bout.

Aucune action ne va la chasser ou l'amoindrir. Aucune solution ne va la résoudre.

Surtout qu'en cherchant à agir trop tôt, on ne laisse pas l'angoisse livrer son message. Une partie de vous s'inquiète pour quelque chose. Laissez-la s'exprimer jusqu'au bout. Ne partez pas tout de suite en guerre contre autre chose.

Puis, une fois l'émotion passée, retournez à vos activités.

Une transformation intérieure s'est produite.

Cette transformation contribuera davantage à votre bien-être que toute action échafaudée dans la panique.

--

En lien :

5/12/25 anxiété présence

L'avantage des vidéos

Je fais en ce moment une série sur la méditation dans mes vidéos quotidiennes.

Depuis le début, j'utilise ces vidéos pour me répéter les concepts que j'ai compris intellectuellement mais que je n'applique pas assez au quotidien. Et au lieu de me faire une note à usage personnel, je l'exprime dans un post à usage collectif.

Gros avantage : ça m'oblige à mettre en mots clairs, pour des gens qui ne sont pas forcément versés là-dedans, des concepts dans lesquels je baigne depuis plusieurs années. Je dois formuler le contexte, l'objectif, la méthode.

Ça remet de nombreuses idées au clair, même pour moi.

--

En lien :

4/12/25 journal présence social création

Foi et présence

La foi est nécessaire à la présence.

La présence, c'est être pleinement immergé dans ce qu'on fait.

C'est être plongé dans le présent, dans les sensations, dans l'activité, sans porter aucun jugement ni n'échafauder aucun plan. On se contente de faire du mieux qu'on peut, sans penser au reste.

C'est une façon de procéder qui inquiète, parfois.

Si on ne prévoit rien, que va-t-il se passer après?

Ne devrais-je pas aussi un peu anticiper le futur, préparer la suite ? Sinon, est-ce que je ne prends pas le risque de me retrouver le bec dans l'eau ?

C'est ici que la foi intervient. Elle dit ceci :

La meilleure façon pour l'activité suivante d'apparaître, c'est de faire bien celle qui m'occupe maintenant. Si je suis entièrement présent dans l'instant, la suite va se dessiner toute seule comme une conséquence naturelle. Il n'y a rien à prévoir.

Si je commence à anticiper, en revanche, cela signifie que je ne suis plus entièrement à ce que je fais. Une partie de moi n'a pas confiance et préfère échafauder des plans. L'intellect prend le relais de l'action. On n'est plus dans le flot.

Pour être soi, il faut avoir la foi que le futur surviendra comme une conséquence naturelle du présent pleinement vécu.

--

En lien :

3/12/25 présence productivité

Ça s'accélère

C'est marrant comme mon activité personnelle et professionnelle – qui sont pourtant assez déconnectées – continuent à progresser en même temps.

Au point que ça pourrait devenir presque intimidant par le nombre de choses à faire dans une journée.

Note de blog, vidéo perso, vidéo pro, répondre aux commentaires et aux messages, les visios clients, les devis, les requêtes... et puis le travail lui-même !

Si j'y pensais le matin, je pourrais me sentir débordé.

Donc je n'y pense pas.

Je médite. Je me concentre sur le présent. Avec la confiance que quand il sera temps de faire quelque chose, ça viendra tout seul.

Oui, ça marche. Pour l'instant.

Mais surtout parce que mon activité personnelle et professionnelle sont alignées. Les deux me parlent. Je les fais naturellement. Je n'ai pas à endosser un costume qui ne serait pas moi.

Je continue à être, et le travail se fait.

2/12/25 journal productivité présence

C'est toujours la solution

Perdu·e dans la vie ? Plus sûr·e d'où aller, de quoi faire, de l'objectif à poursuivre ?

Pose ton attention sur le présent.

Fatigué·e ? Pas dans ton assiette ? L'impression de ne pas être là où tu devrais, de rater ta journée ?

Pose ton attention sur le présent.

Le présent, c'est  le courant d'air. La tension dans la nuque. La lumière de la voiture qui clignote. Le vert des plantes qui balancent dans le vent. La lumière du ciel. L'odeur du café.

Dans ce présent immédiat et sans cesse changeant, plus de place pour l'histoire que tu te racontes.

C'est elle qui te met dans cet état.

--

En lien :

1/12/25 anxiété présence

Ciné Bistro =(

Pour être gentil, on va dire que c'est "davantage un lieu d'été".

Ça fait plusieurs semaines que ma mère m'encourage à aller voir le Ciné Bistro ouvert par Claude Lelouch sur le port de Trouville. C'est à côté de chez moi, c'est sur le thème cinéma (mon truc, normalement) et il a ouvert le jour de mon anniversaire.

Alors aujourd'hui, par un dimanche ensoleillé, j'ai voulu y aller déjeuner.

Et je suis ressorti très vite.

Ce qui m'a gêné, même ahuri, c'est qu'ils aient réussi à faire du meilleur emplacement de Trouville – directement sur le port, donnant sur la jetée – un lieu aussi sombre. À part pour deux fenêtres qui donnent vers la plage, on se croirait dans une boîte de nuit. Sombre, éclairé par des guirlandes, avec de la musique de soirée. (J'imagine que c'est pour les projos et le côté cinéma.)

Je n'ai pas eu le courage de dépenser 19€ pour un club sandwich à manger dans le noir alors qu'un beau soleil d'hiver m'attendait dehors.

Alors oui... sur les chaises sont inscrits les noms de grands acteurs et actrices... Il y a des affiches et des photos de cinéma... Mais tout ça fait très artificiel pour moi.

Honnêtement, ça m'a rappelé le "Festival du film culte" que Karl Zéro avait organisé à Trouville : le cinéma est un prétexte pour créer une pseudo-proximité avec des célébrités qui n'en ont rien à foutre. Il n'y a pas de véritable démarche derrière.

Je suis allé manger des moules sur le port.

30/11/25 journal films

Matin vénère

Pourtant j'ai médité ce matin. C'est un jour plus calme – enfin, pas plus calme, beaucoup de choses à faire, mais pas trop de travail.

Mais voilà : de mauvaise humeur.

Peut-être le retour d'avion. Peut-être la bouffe. Les nerfs qui se relâchent.

Voilà au moins une erreur que je ne fais plus : penser que le sujet qui a déclenché l'énervement est la source. Ah ah ! Je ne me fais plus avoir aussi facilement. La preuve : je suis passé à autre chose et cette deuxième idée m'a énervé aussi.

Alors tu vois.

J'aurais pu repousser l'écriture de cette note à après. Quand ça irait mieux. Écrire encore une connerie sur la méditation. "Oh, mais il faut poser son attention sur gna gna gna..."

Mais non, c'est tout le secret maintenant : je n'attends plus que les choses aillent bien.

D'ailleurs, je n'espère plus que les choses aillent bien.

Je fais maintenant. Avec ce qui est là. J'accepte.

Bordel.

29/11/25 journal présence anxiété

Barcelone

Quand je poste une photo, c'est que je n'ai pas eu le temps d'écrire une note.

Et quand je poste une photo pourrie, c'est que je n'ai pas eu le temps de prendre de belles photos.

Et quand même la légende est pourrie, c'est vraiment que tout part en Volvo.

Image
Marché de Barcelone où j'ai mangé des tortillas.

Pourtant, c'était un déplacement professionnel passionnant, qui s'est très bien déroulé, où j'ai rencontré des gens supers.

Mais justement. Si tu trouves le temps d'ajouter des enluminures magnifiques à ton journal intime, c'est peut-être que ta vraie vie est pourrie.

28/11/25 journal chezfilms photo création

La recette du riz aux échardes

Réveillé en pleine nuit avec cette idée de recette très claire dans ma tête :

Recette du riz aux échardes
(20 minutes, niveau facile)
Mélangez un bol de riz avec une grande quantité d'échardes qui vont parfumer le plat mais qu'il ne faut surtout, surtout pas avaler.

Qu'essaie de me dire mon cerveau exactement ?

27/11/25 humour

On avait dit plus l'avion

Ma mère habite au Maroc, donc c'est pas évident d'éviter l'avion.

Mais là, je suis à l'aéroport pour le travail.

Et honnêtement, j'aurais pu m'organiser autrement mais tout est allé très vite.

Le succès d'une offre que j'ai mise en place a un peu accéléré ma vie. Et comme la situation était nouvelle, je n'ai pas eu les bons réflexes pour trouver une alternative.

Comme quoi, il faut y penser à l'avance.

Mais avant d'y penser, il faut prendre la décision d'y penser. Autrement dit : le remarquer quand ça arrive et faire une note mentale pour la prochaine fois que la situation survient. C'est ça, le vrai début : remarquer et prendre note.

Donc voilà : j'en prends note. Littéralement.

26/11/25 journal planète

Me présenter

Avant, quand on me demandait "qu'est-ce que tu fais ?", je répondais toujours :

"Je fais des films."

Je n'osais pas dire "je suis réalisateur" parce que ça aurait impliqué que je gagnais ma vie avec, ce qui n'a jamais été complètement le cas. (J'ai gagné des sous, parfois beaucoup, mais pas assez pour en vivre de manière continue.)

Et ça me semblait aussi plus sincère : je ne suis pas que réalisateur. J'écris, je produis, je monte... Je fais.

Récemment, j'ai changé ma réponse. Maintenant, c'est :

"Je fais des films et de la communication."

Parce qu'avec ChezFilms, j'aide les experts et les sociétés innovantes à raconter leur histoire pour décoller. Ça commence à bien marcher.

Donc quand je réponds ça, les gens peuvent choisir la direction qu'ils veulent : ils me posent une question sur les films, ou une question sur la communication, et dans les deux cas, j'ai des choses à raconter.

Ou ils ne posent aucune question et la conversation avance.

C'est bien aussi.

25/11/25 journal social chezfilms

Le dialogue avec soi

Je suis soufflé par la pertinence de mes posts 😎.

Pour moi, seulement.

Je m'aperçois deux jours après avoir posté une vidéo, ou trois jours après ajouté une note ici-même, que le contenu en question répond exactement à la question que je me pose en ce moment.

Mais genre... exactement.

À tel point que c'est effarant que je ne m'en rende pas compte en l'écrivant ou en la filmant.

Mais non : je suis persuadé que je parle d'autre chose. Quelque chose de personnel, oui, mais à aucun moment je n'ai la sensation d'apporter une solution à mon dilemme.

Et pourtant, quand je connecte les points, c'est impossible de douter que je parlais bel et bien de ça.

Ça ne m'étonne pas. Je sais pertinemment que l'art fonctionne ainsi : quel que soit le sujet, tant qu'on crée dans l'instant, on exprime ce qu'il y a au fond.

Mais je ne m'attendais pas à une démonstration aussi magistrale et quotidienne.

--

En lien :

23/11/25 création journal présence

Le dialogue internet

Je ne suis pas content de toutes les vidéos quotidiennes que je poste.

Je trouve que certaines sont un peu floues, mal racontées, qu'elles ne sont pas portées par un souffle clair qui amène à la conclusion.

Mais je réalise aussi que certaines vidéos mettent du temps. Je tourne autour de sujet pendant plusieurs jours, j'explore le thème, jusqu'à réussir à vraiment exprimer le cœur dans une vidéo forte et précise.

Les commentaires aident beaucoup.

En comprenant ce que les gens ne comprennent pas, ou ce avec quoi ils ne sont pas d'accord, je réalise ce que j'essaie de dire depuis le début.

Parce que parfois, j'ai oublié les éléments clés qui m'ont amené à penser ce que je pense. J'ai perdu de vue le chemin qui m'a amené où je suis.

Les commentaires m'aident à le retrouver.

21/11/25 journal social

5000 trucs

Débordé aujourd'hui.

Plein de tâches de natures très différentes : trois rendez-vous, tourner cinq vidéos pro pour la semaine prochaine, monter celles pour aujourd'hui et demain, écrire cette note, tourner et poster les vidéos persos...

La bonne nouvelle : toutes ces tâches sont plutôt agréables. J'y vais sans rechigner.

C'est à noter, quand même.

Par rapport à... disons il y a trois ans, tout est beaucoup plus aligné.

Ce qui ne veut pas dire que je vais réussir à tout faire.

Mais quand même : un énorme progrès.

--

En lien :

20/11/25 journal productivité

La pluie

Quand il pleut fort sur la maison, je sens un petit stress.

Il y a quelques années, le toit avait des problèmes et il y avait régulièrement des fuites à l'intérieur.

C'est réglé mais récemment, on s'est aperçu qu'il y avait une infiltration dans un mur mitoyen.

La pluie, c'est l'anxiété des travaux qu'on n'a pas les moyens de faire.

(Ça me rappelle ce dessin d'humour : un type est réveillé dans la nuit par un bruit et trouve un fantôme dans son salon. Il est soulagé que ce soit un fantôme et pas des travaux à faire.)

Quand un stress survient, j'utilise la méditation pour poser mon attention dessus. Je fais de la boule dans l'estomac ou la tension dans le corps le focus de mon attention.

Généralement, ça disparaît vite. Pour passer, les émotions – comme les fantômes – ont besoin d'être vécues, senties.

Mais là, c'était plus long que prévu.

Comme si j'étais tombé sur une "poche" d'anxiété qui s'était accumulée depuis des années et qui avait besoin d'être drainée.

Un stress qui semble superficiel ("bof, c'est rien") mais qui revient régulièrement a souvent une cause plus profonde. En surface, ça ressemble à une flaque comme les autres, on n'y prête pas attention. Sauf qu'il suffit d'y mettre un pied pour réaliser qu'on pourrait facilement s'y enfoncer.

Les travaux à faire (ceux de la maison) seront d'autant plus faciles à entreprendre qu'on a fait le travail intérieur pour gérer l'anxiété.

Gérer l'émotion avant l'action, toujours.

--

En lien :

19/11/25 anxiété journal présence

Gardons le Contact !

Contenus marquants, derniers films, invitations aux évènements... Ne dépendons pas de réseaux pour garder contact 🙂