Premier carré pas carré
J'ai menti tout à l'heure : ce sont pas des carrés, ce sont des 4/3, comme les anciens films.
Voici le premier de ce qui devrait être une longue série. Peut-être.

Qu'est-ce que j'aimerais être aussi cool.
J'ai menti tout à l'heure : ce sont pas des carrés, ce sont des 4/3, comme les anciens films.
Voici le premier de ce qui devrait être une longue série. Peut-être.

Qu'est-ce que j'aimerais être aussi cool.
Ce n'est pas une métaphore. C'est très concret.
Une fois que vous avez compris que vos problèmes extérieurs sont un reflet de vos blocages intérieurs, au lieu d'aller vous agiter où ça ne compte pas, vous pouvez directement retourner à la source et transformer ce qui compte.
Ça nécessite d'accroître son niveau de perception interne.
Ce n'est pas un don. Ça se pratique.
En ce moment, j'apprends à passer plus de temps dans cet espace, à conserver une attention plus soutenue sur les rouages internes.
Quand j'en sors, c'est pour réaliser qu'à l'extérieur, tout s'est débloqué comme par magie. Et je n'ai plus qu'à profiter de la beauté du monde.
Après avoir tourné dans tous les sens, j'ai écrit l'introduction de mon livre.
Oui, c'est la bonne.
Je le sais parce qu'elle m'a mis les larmes aux yeux.
Et tout ce qui me semblait complexe dans l'écriture s'est ouvert.
Deux prises de conscience m'ont permis cela :
Peut-être que ça vous aidera aussi.
J'avais déjà dit que je n'utilisais Claude que pour créer des outils.
J'ai trouvé une autre utilité : machine à erreurs.
Ce qu'il me propose est toujours sensé, propre... mais pas du tout ce que je veux.
Et ces propositions m'aident à définir ce que je veux vraiment.
Pas ça.
En pleine nuit, je me suis fait emmerder par deux gros chiens sur la plage.
Pas tard, genre 20h30. Au bord de l'eau, là où ce n'est pas éclairé.
Ils sont arrivés en courant. L'un a grogné et happé mon pantalon.
Je les ai dispersés d'un "OH !" sonore. Je suis parti. Vers la lumière.
Ils sont revenus. Un peu plus coordonnés. Nouveaux grognements.
Nouveau "OH !". Ils sont partis à nouveau et moi aussi. Maître nulle part.
Appelé le commissariat. "Pas de patrouille disponible, je ne sais pas quoi faire." OK.
Ce qui est à noter : un autre chien noir m'avait regardé de travers à Paris, deux jours plus tôt. Est-ce un signe ?
Les mauvais instincts : Sur le plan psychologique, un chien noir ou agressif qui grogne incarne les pulsions refoulées, la colère, l'agressivité ou la part d'ombre que l'on peine à accepter en soi.
C'est décidé : j'assume d'envoyer chier les commentaires qui me saoulent sous mes vidéos.
On verra si ça calme les chiens.
Après les deux comptes TikTok sur la spiritualité, deux comptes qui parlent de politique et d'organisation de la société :
Découverts pendant l'insomnie, je recommande.
Si vous repostez la propagande, même pour vous en indigner, vous y participez.
Les médias ont compris que la répétition de l'inacceptable le rendait familier. Ils misent là-dessus.
Certaines chaînes tirent leur influence des extraits partagés, des idées reprises, et des conversations provoquées.
Ne les regardez pas. Ne les amplifiez pas.
Je continue à transformer les anciennes notes de journal en carrousels.
Les nouvelles versions sont plus claires.
Comme quoi, écrire tous les jours pendant des années...
On a parfois l'illusion que certaines choses sont importantes, et d'autres non.
Surtout en période d'urgence.
Mais en réalité, chaque événement de notre vie est lié dans une grande chaîne de cause à effet où chaque maillon tient le suivant.
Donc oui : la pensée que vous aurez en regardant la feuille morte va impacter ce qui se passe ensuite. Elle va compter autant que le reste.
Et le travail sur soi peut commencer par n'importe quel maillon.
Considérer avec attention les petites choses est souvent le meilleur moyen de revenir en présence.
C'est une phrase que j'ai ajoutée dans ma note du matin :
Fier ? Arrête tout.
Il est bon de se souvenir que l'ego ne se manifeste pas que dans les émotions négatives. Et la fierté est souvent un mensonge.
"C'est moi qui l'ai fait."
Mais je n'ai pas choisi le corps qui pouvait, ni l'intelligence qui savait, ni la position privilégiée qui permettait, ni toutes les circonstances qui ont rendu possible cette action.
Il ne s'agit pas d'avoir honte non plus, surtout pas.
Il s'agit de réaliser qu'on fait partie d'un tout qui s'exprime et dont on est l'une des notes. Ce qui n'est pas réducteur, ni triste.
Les rares moments où j'en prends conscience, je me libère d'un poids que j'oublie le reste du temps, et je me sens soudain réellement présent.
Lire les commentaires passifs-agressifs d'une excellente vidéo sur l'aide humanitaire m'a un peu rassuré.
Ce n'est pas que moi.
Les gens s'attaquent à des arguments qui sont pourtant explicitement traités dans la vidéo. Parfois avec les mêmes mots. C'est même le sujet central du propos. Mais c'est comme s'ils n'avaient pas vu, pas entendu.
Au fond, je crois qu'ils restent attachés à la partie qui les énerve, qui les menace, qui remet en cause leur identité – et ils ignorent tout le reste. Au poker, on dirait qu'ils sont on tilt : trop secoués pour penser clairement.
Il faut en tenir compte quand on répond. On ne parle pas à des êtres rationnels avec des avis différents. On parle à des ego blessés qui cherchent à justifier leur identité.
J'ai écouté le podcast où Bill Gates développe sa prise de position très alarmiste (sûrement à juste titre) sur l'intelligence artificielle. Trois choses que j'ai notées, pas toutes sur l'IA :
Ajoutez ça à la pile des problèmes.
La vidéo sur les problèmes marche bien.
Presque 20k vues supplémentaires depuis ce matin.
Il va falloir que je trouve une autre façon de répondre aux commentaires. Je crois qu'il faut que j'abandonne l'approche chronologique et égalitaire.
Jusqu'ici, je repartais du dernier commentaire non répondu et je remontais, pour n'en manquer presque aucun et répondre un minimum à chacun.
Je crois que je vais remplacer ça par une autre méthode plus scientifique que j'ai découverte dans un article très intéressant :
"Répondre au pif aux commentaires qu'on trouve marrants et puis voilà."
De plus en plus, je me rends compte d'une approche différente du scénario qui me plaît beaucoup.
L'écriture par l'inconscient du personnage, pourrait-on dire.
On définit le problème existentiel du protagoniste, et les étapes de transformation intérieure nécessaires pour parvenir à une résolution. Puis les situations "extérieures" viennent confronter le personnage à ce dont il a besoin pour évoluer.
Ces situations n'ont pas vraiment à être "justifiées" dans l'histoire, comme elles doivent l'être quand le héros cherche simplement à poursuivre un objectif.
Même les coïncidences et les deus ex machina (qu'on évite normalement en scénario) passent très bien tant qu'ils répondent aux névroses profondes du personnage. Comme s'il les avait lui-même appelés et que, parmi la foule d'événements, il était normal qu'on se concentre là-dessus.
À mon sens, c'est pour ça que le psy se casse (littéralement) les dents sur la famille Roy dans Succession, ou que Don Draper trouve en Conrad Hilton une figure de père dans Mad Men.
Oui, tout bon scénario devrait toujours avoir cet aspect. Mais les meilleurs ont l'air d'utiliser ça comme point de départ.
Je ne peux pas résister à vous partager la traduction de cette vidéo de @ashanayaswami dont j'ai parlé plus tôt :
La plupart d'entre nous ont tellement de karma à résoudre qu'on pourrait apprendre les leçons dont on a besoin de bien des façons différentes.
Il faut être vraiment très avancé pour qu'il n'y ait plus qu'une seule route à prendre.
Et si vous êtes avancé à ce point, vous le saurez.
Alors quand beaucoup d'options s'offrent à vous, vous pensez peut-être que chacune va absolument déterminer votre destin, et que vous ne pouvez en choisir qu'une.
En réalité, c'est faux.
N'importe laquelle peut servir à élargir votre conscience, ou à la rétrécir.
Alors souvent, on ne sait pas quoi faire parce que ça n'a vraiment aucune importance.
Plus j'y pense, plus cette notion de difficulté ne veut rien dire.
Si c'est "difficile" mais qu'à ce moment-là, la personne a la volonté et les capacités de le faire, est-ce vraiment difficile pour elle ?
Inversement, une activité "facile" face à laquelle on ressent un blocage est-elle réellement facile ?
La difficulté n'est pas une propriété de l'activité. C'est une rencontre entre une activité, une personne (ou un groupe) à un moment précis.
Modifiez l'un de ces paramètres, et tout change.
Donc inutile de demander si "une activité est facile ou non".
On peut seulement constater a posteriori si, lors de cette occurrence unique, elle a été faite. Et cela ne présume de rien pour la suite.
Pas grandir en nombre d'abonnés, grandir spirituellement !
Deux comptes (anglophones) proposant des vidéos assez courtes qui m'ont permis d'avancer dernièrement :
Si vous cherchez d'autres recommandations pour commencer, il y en a dans cette note.
J'ai quand même construit un travail qui me ressemble.
J'avais beaucoup de rendez-vous visio cet après-midi. J'étais un peu réticent.
Mais à chaque fois, je passe des moments très forts avec les gens et j'en ressors avec plus d'énergie qu'en entrant.
Youpi.
Le jeu est le suivant :
Lorsque vous identifiez une pensée ou une émotion pour ce qu'elle est, elle perd son pouvoir de contrôle sur vous.
Il ne s'agit donc pas de "fabriquer" le bonheur.
Mais de retirer un à un les attachements qui vous empêchent de voir qu'il est déjà là.
C'est la sensation qu'on a quand on est présent.
Quand on est coincé dans sa tête, la pensée fait barrière entre nous et le monde. Comme un obstacle ou un voile devant les yeux : le monde extérieur est bloqué, ou très fortement filtré.
Quand on redevient présent, le voile s'en va.
Le monde réapparaît dans toute sa couleur, toute sa présence. On n'a pas besoin de prêter attention aux choses : elles sont là, vivantes, vibrantes, inévitables.
Avec la certitude inébranlable qu'on en fait partie.
Ce matin, j'ai à nouveau arrêté la voix dans ma tête.
Silence intérieur. Juste le monde. Les émotions.
Je l'ai fait parce que la voix était particulièrement présente : questionnements sur le futur, sur mon travail, sur l'argent. À créer des problèmes partout.
Le mécanisme est devenu plus clair : je prends conscience de la pensée en cours – ce qu'on fait habituellement en méditation – mais le "truc", c'est de prendre également conscience du commentaire qui suit : le petit écho moins fort, moins présent, mais qui reste un jugement.
"Ah, c'est bien, on a réussi à repérer une pensée" ← aussi une pensée !
C'est un grand classique de la vie intérieure : on ne peut ni attirer ni chasser les contenus mentaux, mais en faisant un pas de côté et en les remarquant pour ce qu'ils sont, on les neutralise.
Pour faire taire ma voix, il faut le faire avec un niveau de récursion.
Sans en avoir l'air, c'est souvent la décision la plus importante d'un projet.
Le moment où on dit "on ne va pas faire comme ça", "on ne va pas s'y prendre ainsi", "je préfère m'organiser autrement."
Changer la façon de faire change tout. Ça change l'activité – qui apportera de la joie ou non, qui créera une bonne ambiance ou pas, etc. Et ça change évidemment le résultat – qui dépend de l'activité.
Donc le sujet compte moins qu'on ne pense.
Tout est dans l'action.
Souvent, je me piège par un désir de résultat.
J'imagine à quoi le texte, le film, le projet devrait ressembler dans le futur, quand il sera terminé, et je me trouve prisonnier d'une exécution prévue de A à Z.
Plus de liberté, plus de surprise. L'objet ne change plus à chaque élan, l'histoire ne se transforme pas à chaque idée. Je m'enferme moi-même dans un couloir qui n'a qu'une seule issue. Je deviens un esclave du produit final – que j'ai imaginé moi-même !
D'où l'importance de sortir l'ego de la création.
Je me lance dans le vide. J'accepte (je célèbre !) mon ignorance du résultat. Je mise tout sur la joie de faire, sur le présent. Et j'abandonne dès maintenant les éloges et les tapes dans le dos que j'associais au dessein initial.
Ce sera ce que ça sera. Les réactions seront ce qu'elles seront.
Et ce sera très bien.
Je viens de publier mon premier carrousel.
Non, je ne fabrique pas de nouveaux contenus en mode craft, je recycle les anciens.
Depuis quatre ans, j'écris régulièrement des articles de journal. Que personne ne lisait – mais je m'en fichais.
Plus récemment, quand j'ai partagé certains articles sur les réseaux, je me suis aperçu que ça intéressait certaines personnes.
Donc j'ai fait un script qui transforme mes entrées de journal en carrousels que je publie sur Instagram et TikTok. Pour l'instant, je remonte dans l'ordre chronologique.
On verra si ça sert.
Je regarde beaucoup de vidéos sur le focus en ce moment, dont celle-ci.
Si on poursuit une seule chose à un moment de sa vie, on peut s'investir à 100%.
Si on fait deux choses en même temps, on n'est pas investi à 50% dans chacune – c'est faux. À peine à 25%.
On perd énormément de puissance en divisant son attention.
D'où la question : dans quelle direction souhaite-t-on vraiment aller ?
De temps en temps, je passe une étape en méditation.
Ce matin, je suis "devenu" le bruit de la pluie.
Ça a l'air un peu ésotérique dit comme ça, mais ça veut dire que je me suis rendu compte de la distance que je laissais tout le temps entre l'expérience et moi.
D'habitude, "j'observe l'expérience". Je suis un sujet (moi) qui regarde ou écoute ou ressent un objet (la pluie). Mais de loin. Je reste moi. La pluie reste la pluie.
Ce matin, j'ai pris conscience de cette distance. J'ai réalisé qu'elle était de mon fait, qu'elle venait d'une résistance intérieure, sûrement due à une peur de me perdre.
Une fois repérée, j'ai pu abaisser la barrière. Elle est tombée d'un coup et j'ai pu "devenir" le bruit de la pluie, la tension dans l'estomac, l'inquiétude de la journée, etc.
Ça m'était déjà arrivé avant – ça nous arrive à tous – mais par hasard.
Là, j'ai repéré le mécanisme intérieur.
J'ai envoyé la newsletter tout à l'heure.
Je me pose toujours des questions existentielles à ce sujet mais j'ai pris une décision :
La newsletter est un coucou-bisou de temps en temps, pour les gens qui veulent des nouvelles de loin en loin. Une façon de garder contact au travers des événements importants (films, projos, rencontres...). Ou quand j'ai vraiment envie de partager quelque chose.
Donc trois ou quatre fois par an, max. Pas mensuelle. Pas de florilège. Ceux qui veulent suivre mon contenu régulièrement peuvent aller sur mon site ou sur les réseaux.
Donc NON : je ne vais pas envoyer une autre newsletter pour préciser ça.
Quand ma vie s'accélère, je me suis rendu compte que mettre en place une pratique m'était souvent bénéfique. Je m'impose une activité par jour avec un contrat :
Obligation de résultat, liberté de moyens.
Donc je dois produire un contenu (résultat) mais je fais exactement ce que je veux (moyens).
C'est ce que j'appelle "la discipline au service de l'exploration" : quand je m'épuise, puisque je n'ai pas le droit d'arrêter, je suis obligé de trouver une façon de faire qui est plus facile pour moi.
C'est comme ça que j'apprends à me connaître.
J'ai fini l'enregistrement de mes vidéos pros.
Plus j'ai d'expérience, plus je réalise que l'important est de ne jamais reprendre. La première prise est toujours la meilleure.
L'idée se construit dans ma tête en temps réel. Les micro-expressions qui accompagnent la naissance du discours sont les meilleurs indices pour le spectateur. Même les rattrapages maladroits après une erreur créent la connexion.
Quand on reprend, c'est souvent plus clair, plus ordonné, plus complet... mais ça parle moins.
UPDATE : le soir, j'ai mis 5 prises à enregistrer une vidéo perso qui était mieux comme ça – et qui marche très bien. Donc bon.
C'est l'après-midi où j'enregistre mes vidéos professionnelles de stratégie narrative.
Je fais une quinzaine de vidéos que je programme une fois par jour pour les trois semaines à venir. C'est grâce à ça que j'ai entre cinq et dix prospects par semaine – plutôt bon rendement, quand on y pense.
Les vidéos persos, elles, ne sont jamais enregistrées à l'avance.
Ce matin, j'ai aussi écrit la newsletter qui va partir en fin d'après-midi.