Deux souffrances

Deux façons de voir
La première est due "aux actes de Dieu".
Tout ce qu'on ne contrôle pas : les accidents, la maladie, les deuils, les catastrophes, petites ou grandes.
Certains disent qu'on devrait plutôt appeler ça "douleur", justement parce qu'on n'y peut rien.
Pour faire la différence avec la "souffrance" qu'on crée soi-même :
La couche supplémentaire de mal-être entièrement optionnelle qu'on s'inflige sans s'en rendre compte.
Elle se crée petit à petit. Elle s'accumule.
Et je crois que sa cause principale est la suivante :
Ne pas exprimer qui on est.
Dès qu'on agit contre soi. Dès qu'on laisse l'intellect prendre le dessus et contredire ce que le "moi profond" souhaite.
Dès qu'on ne suit pas la joie.
Oui, oui : c'est pas toujours facile.
Parfois on confond la joie avec le plaisir, avec le désir, avec l'envie.
Parfois, on est certain que la joie se trompe et que l'intelligence est "la voix de la raison".
Dans ce cas, le retour de bâton ne vient souvent pas tout de suite. Pendant un temps, on peut penser "qu'on a bien fait".
Mais avec le temps, ces écarts à la joie s'accumulent.
À terme, ils créent cette identité qu'on maintient et qui nous pèse.
Ils sont responsables de l'anxiété du matin. De nos hésitations face à l'évidence.
Ils paralysent l'action pure et nous piègent dans notre tête.
Le seul remède à long terme :
Agir selon sa nature.
Exprimer qui on est.
Suivre la joie.