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L'écriture inconsciente des histoires

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De plus en plus, je me rends compte d'une approche différente du scénario qui me plaît beaucoup.

L'écriture par l'inconscient du personnage, pourrait-on dire.

On définit le problème existentiel du protagoniste, et les étapes de transformation intérieure nécessaires pour parvenir à une résolution. Puis les situations "extérieures" viennent confronter le personnage à ce dont il a besoin pour évoluer.

Ces situations n'ont pas vraiment à être "justifiées" dans l'histoire, comme elles doivent l'être quand le héros cherche simplement à poursuivre un objectif.

Même les coïncidences et les deus ex machina (qu'on évite normalement en scénario) passent très bien tant qu'ils répondent aux névroses profondes du personnage. Comme s'il les avait lui-même appelés et que, parmi la foule d'événements, il était normal qu'on se concentre là-dessus.

À mon sens, c'est pour ça que le psy se casse (littéralement) les dents sur la famille Roy dans Succession, ou que Don Draper trouve en Conrad Hilton une figure de père dans Mad Men.

Oui, tout bon scénario devrait toujours avoir cet aspect. Mais les meilleurs ont l'air d'utiliser ça comme point de départ.

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