Rien à faire
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C'est une sensation difficile à décrire.
Méditer, pour moi, c'est souvent me convaincre qu'il n'y a rien à faire.
Laisser faire.
Ce qui ne veut pas dire ne rien faire, au contraire.
Mais on lâche la partie de soi qui s'inquiète de quoi faire.
On passe au mode spectateur.
Tout ce qui est important va être fait. (Par magie).
Mais dans un ordre qu'on ignore.
Certaines choses prévues seront laissées de côté.
D'autres qu'on n'attendait pas seront réalisées avec soin.
On apprend ce qui compte réellement pour soi.
Loin des objectifs et de la pensée construite.
Pour moi, c'est la vraie fondation.
Qu'on n'ose souvent pas laisser émerger par peur et par désir de contrôle.