Connecter
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Si vous voyez le rapport entre le texte et le dessin, dites-moi, je cherche encore.
Le texte m'est venu pendant une session de travail.
C'est devenu une nouvelle pratique : une fois par jour, je me mets de la musique douce dans les oreilles et j'écris pendant 25 minutes sans interruption.
Je me suis rendu compte que j'interrompais souvent mon journal perso pour rédiger des notes sur mon journal public. À la première idée intéressante, je partage – au lieu de continuer à creuser.
C'est pour ça que j'ai moins publié récemment. À la fois je suis en vacances avec mon fils, à la fois, je m'amuse à écrire "plus en profondeur".
Aujourd'hui, je reviens sur une réalisation qui s'impose à moi depuis un moment :
On ne peut pas connecter avec tout le monde.
Y compris les gens avec lesquels on "devrait" connecter. La famille, les partenaires, les amis.
Le plus dur, c'est de se résigner : comprendre que cette connexion n'arrivera jamais. Sans que ce soit la faute de personne.
Comme toujours, la souffrance vient de la résistance.
Si j'attends quelque chose, je suis déçu, je m'énerve, je réagis mal. Si je me souviens que la connexion peut être seulement cueillie, mais jamais fabriquée ni exigée, ça va. Accepter, c'est la clé.
Pareil sur la route, dans la rue, dans les relations sociales : si j'attends le respect, la considération, l'observation des règles, je suis toujours déçu. Certaines personnes sont simplement incapables de les offrir à ce moment de leurs vies.
Et souvent, ça m'énerve. C'est injuste, déplacé, parfois scandaleux. J'ai envie de me venger, de les punir.
Ce n'est pas mon rôle.
Mon travail, c'est de remonter à la source de cette colère. Même si elle est déclenchée par l'extérieur, l'émotion est toujours produite à l'intérieur. Dans une usine à laquelle moi seul ai accès.
C'est le seul endroit où je peux agir. Mon unique périmètre de contrôle.
Le reste, c'est du karma.
