C'est ce que j'entends beaucoup de gens dire dans les commentaires quand je parle de présence, de futur ou d'habitudes :
"Il faut trouver un équilibre."
Ça semble raisonnable, n'est-ce pas ?
Prendre en compte l'idée sans tomber dans les extrêmes – qui peut s'opposer à ça ?
Moi ! Je pense que c'est une mauvaise approche.
C'est la méthode du pauvre. Le refuge du paresseux qui ne veut pas se remettre en question.
Lorsqu'une nouvelle idée est introduite, et qu'on réalise qu'elle est importante, l'objectif n'est pas de faire 50/50 avec l'ancien.
"J'ai découvert que tuer était mal donc j'ai trouvé un équilibre : 50% génocide, 50% jardinage". Ça ne marche pas.
C'est souvent une excuse pour conserver les comportements les plus toxiques d'avant sans transformer le plus important.
Si une idée change tout, il faut la laisser tout changer.
Par là je veux dire : il faut faire le travail de suivre ce qu'elle implique dans la vie, dans le comportement, dans le quotidien.
Il faut accepter qu'elle s'immisce dans chaque recoin et qu'à terme, elle impacte chaque aspect de l'existence.
Oui, ça peut prendre du temps.
Non, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
Oui, entre-temps, on va passer par tout un tas d'équilibres intermédiaires entre la personne qu'on était et celle qu'on devient.
Mais ces équilibres intermédiaires ne sont pas le résultat.
Ils ne sont pas l'objectif qu'on vise.
Quand on navigue vers une lumière à l'horizon, on ne s'arrête pas à son reflet dans la flaque d'eau devant soi.
On regarde au loin. On part sans connaître le chemin.
Et l'aventure commence.