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Que faites-vous quand vous ne faites rien ?

C'est la question à 1000$.

Pour la plupart d'entre nous, je peux répondre : on stresse.

On pense à ce qu'on devrait être en train de faire. On accepte quelques heures ou quelques jours d'inactivité (le "repos") mais très vite, si l'inaction persiste, la culpabilité prend le dessus.

On enclenche alors l'action "réactive" : celle dont l'unique motivation est de faire taire la culpabilité.

On agit "pour agir", pour ne pas être perçu comme un tire-au-flan, pour dissoudre l'angoisse dans le mouvement.

Les gens plaisantent souvent que "s'ils pouvaient, ils ne feraient rien, toujours en vacances !". Mais c'est faux. La plupart seraient incapables d'affronter l'anxiété créée par ce vide et seraient de retour au travail dans la semaine. Pas par besoin d'argent : par pression intérieure et sociale.

Ainsi, on saute toujours l'étape la plus importante : l'oisiveté. La vraie. Celle qui permet l'introspection.

Continuer à ne rien faire. Embrasser l'angoisse et la culpabilité qui s'élèvent. Les regarder dans les yeux. Puis les voir disparaître, tranquillement. Suivi par une douce sensation de vide. Puis, au moment où on ne l'attendait plus...

L'action. La vraie. Celle qui construit quelque chose.

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28/8/25 anxiété présence