Ce qu'on prend souvent pour l'amour mais qui n'en est pas :
- Le désir de posséder quelqu'un
- La passion dévorante qui doit être satisfaite
- Utiliser quelqu'un pour atteindre un plaisir
- L'envie de s'accomplir au travers de quelqu'un
- Avoir besoin de quelqu'un pour maintenir un équilibre
- S'appuyer sur quelqu'un pour atteindre un objectif
J'en oublie.
Je lis Le Livre des Secrets d'Osho depuis un moment.
Quoi que vous pensiez de lui – c'est un personnage controversé – c'est un auteur spirituel hors pair.
Et sur l'amour, justement, il dit deux choses qui m'ont marquées.
D'abord : la concupiscence n'est jamais de l'amour.
Lorsqu'on regarde quelqu'un par désir charnel, la personne n'est plus une personne.
On n'est pas intéressé par l'être dans sa totalité, seulement par une partie qu'on veut utiliser pour satisfaire un désir. Qu'on pourrait trouver chez quelqu'un d'autre.
C'est pourquoi les regards concupiscents sont désagréables.
Ils "objectifient". Ils "dépersonnifient". On devient une fonctionnalité.
Alors que l'amour réel, nous dit Osho, est exactement le contraire.
La personne aimée se sent entière, unique, et distincte du reste du monde.
Imaginez un petit employé administratif, raconte-t-il.
Pour l'administration qu'il sert, il n'est qu'un numéro.
En cela, les institutions n'utilisent qu'une partie de lui. À nouveau, il est un objet.
S'il meurt, il sera remplacé par quelqu'un qui saura faire la même chose.
Et le monde continuera de tourner.
Rien dans cette relation n'est de l'amour. C'est de l'utilité.
Mais un jour, quelqu'un tombe amoureux du petit employé.
Pas du collègue du bureau d'avant, ni celui du bureau d'après. De lui !
Et pour cette personne, cet employé est différent de tous les autres.
S'il meurt, ce sera une catastrophe. Rien ne sera plus pareil.
Il devient irremplaçable.
Unique dans l'univers.
Grâce à un regard.
Voilà l'amour.