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Jeûne et liberté

Non, ce n'est pas un nouveau post sur le jeûne.

C'est une réflexion sur la liberté.

Ce matin, après avoir emmené mon fils de quatre ans et demi au centre aéré, j'étais... fatigué.

J'ai essayé d'enclencher la journée comme d'habitude mais ça ne prenait pas.

Le journal était creux. Rien d'intéressant ne venait.

Il aurait été facile d'écrire une note – j'aurais pris un sujet au hasard dans mon journal et j'aurais brodé. Mais je n'écris plus si rien ne vient. Je ne veux pas que ça devienne un exercice creux.

Donc je n'ai rien fait.

Et toute la journée s'est déroulée un peu comme ça. Mollement.

J'ai quand même fait ce que j'avais à faire. Mais la création est restée au placard jusqu'en fin d'après-midi.

Quand mon fils est à la maison, le timing ne peut pas être le même. Quand j'essaie de calquer sur ce que je fais d'habitude, ça ne marche pas.

Normalement, je commence mon journal après une heure de méditation et d'exercice. Je suis présent. Ça fuse.

Quand mon fils est là, je suis 100% avec lui. Ce qui est une forme de présence aussi, mais pas la même.

Je suis disponible pour lui, à son service. Ce qui me permet d'enchaîner facilement sur les obligations (être disponible pour mes clients, pour la compta). Mais pas pour créer.

Je crois que mon erreur est de vouloir passer de l'un à l'autre trop rapidement.

Finalement, la méditation n'est pas ce qu'on fait pour commencer la journée.

C'est ce qu'on fait pour devenir plus présent.

Donc demain, je vais essayer de prendre un moment après avoir déposé mon fils au centre aéré.

Parce que je crois que c'est un peu comme le jeûne :

Quand on commence, au début, le corps n'est au courant de rien. Le foie, le pancréas, le cerveau, tous les organes ont besoin d'un long moment pour enclencher la machine.

On a faim. On se sent faible.

Mais quand on jeûne régulièrement, tout passe beaucoup plus vite. C'est presque invisible.

C'est pareil pour la liberté, je pense.

Au début, il me fallait des heures, parfois des jours, pour passer d'un état d'anxiété et d'urgence généralisé à un calme plus propice à l'action. Maintenant, c'est souvent très rapide.

Mais ce matin, je ne me suis même pas donné l'occasion de ça. Je ne me suis pas laissé de temps de transition.

Or, à tous les coups, je réalise que c'est le plus important.

Quand le doute ou l'anxiété survient, il ne faut pas accélérer.

Il faut méditer. Revenir en présence.

Et l'action suivante vient toute seule.

21 avr

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