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Il n'y a rien à faire

Beaucoup d'activités, y compris professionnelles, deviennent plus faciles quand on réalise qu'il n'y a rien à faire.

Rien. Il suffit d'être là.

C'est dans le bouquin de Rob Burbea "Seeing That Frees" que j'avais découvert cette idée pour la première fois.

Il était prof de méditation dans un institut. Quand quelqu'un venait à lui, il écoutait, répondait aux questions, apportait des clarifications.

Le reste du temps, disait-il, il marchait. Dans un bel endroit.

Et pendant qu'il marchait, il pouvait voir les choses de deux façons. Soit "je suis en train de travailler". Soit "je marche dans un bel endroit".

Autrement dit, entre les interactions, il ne travaillait plus. Il faisait ce qu'il aurait fait naturellement.

Et même durant ces interactions, finalement, il faisait aussi ce qu'il aurait fait naturellement.

La méditation était au cœur de sa vie, de ses préoccupations, et si un inconnu était venu le voir dans la rue pour lui poser une question, il aurait répondu avec joie.

Simplement, là, il était payé. C'était son métier.

Cette vision des choses a eu beaucoup d'impact sur moi.

Personnellement, d'abord.

On a parfois du mal à aborder les gens, à réagir à une situation.

C'est parce qu'on cherche quoi faire.

Alors très souvent, je me répète : "il n'y a rien à faire".

Par exemple : je ne m'approche plus d'un groupe, d'une personne ou d'une situation pour faire quelque chose.

Je m'approche pour être présent. Écouter. Être dans le même espace.

Puis au bout d'un moment, je ne peux pas m'empêcher d'agir. Ça sort de moi. C'est évident.

Et dans cet instant, j'agis d'une façon que je n'aurais jamais pu imaginer avant, à distance.

L'action surgit de la présence.

Alors que l'anxiété surgit parce qu'on veut savoir quoi faire à l'avance.

"Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire ?" "Comment pourrais-je être utile ?" "Pourquoi voudraient-ils de moi ?"

Il faut faire le premier pas en sachant qu'on ne sait pas.

Le reste suit.

Et quand rien ne vient, c'est bien aussi.

Cette idée m'a aussi transformé professionnellement.

Maintenant, la majorité de mes revenus vient d'actions que je ferais même si je n'étais pas payé.

C'est ma vision de l'alignement.

Mes accompagnements sont construits sur ma réaction naturelle aux personnes que je rencontre.

Les mots qui sortent de ma bouche sont ceux que je dirais à tout un chacun dans une même situation.

À aucun moment je ne me force. À aucun moment je n'ai l'impression de travailler.

Même mes vidéos pour trouver des prospects sont faciles à faire.

Attention : je ne dis pas que trouver cet alignement s'est fait du jour au lendemain. Il a fallu faire un travail. (Et il me reste du chemin à faire !)

Mais au cœur de cette démarche, il y a cette idée qu'on retrouve dans la création, dans la productivité, même dans le jeu d'acteur :

Il n'y a rien à faire.

Agir, c'est réagir.

7 avr

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