Ça fait longtemps que je sais qu'il existe mais hier, j'ai réussi à le formuler clairement pour la première fois.
Imaginons que vous êtes souvent en colère. Et vous souhaitez l'être moins. (Mais ça marche aussi avec la tristesse, la peur, la jalousie, etc.)
Pourquoi ne pas tenter la méditation ? C'est censé calmer, non ?
Donc vous vous lancez. Avec ou sans app. Chaque jour, vous prenez un temps pour méditer.
En attendant le moment où vous ne vous énerverez plus.
Mais quand, après plusieurs semaines ou mois d'efforts, vous vous trouvez exactement au même point, vous allez consulter le gourou local qui, s'il vaut son sel, vous révèlera que...
Ça n'avait aucune chance de marcher.
Ah bon ? Mais... N'y a-t-il pas plein de gens qui se sont calmés grâce à la méditation ? Pourquoi ça ne marche pas avec moi ?
À cause du paradoxe de la spiritualité.
Qu'on pourrait formuler ainsi :
Méditer, c'est accepter.
Et effectivement, quand on accepte pleinement une émotion, elle a tendance à disparaître. Ou à se manifester différemment, en tout cas.
Sauf si c'était votre objectif au départ.
Autrement dit :
Si vous acceptez pleinement votre colère, elle aura tendance à disparaître... sauf si c'était votre but !
Ce qui est parfaitement logique, en réalité.
Car si votre but était de la faire disparaître, alors l'acceptation n'était pas sincère. C'était un outil, une façade.
Vous faisiez semblant – parfois sans vous en rendre compte.
Or, c'est la paix que vous faites avec l'émotion qui la neutralise.
Mais vous n'avez jamais voulu la paix. Pas vraiment.
Vous vouliez vous en débarrasser.
Au lieu de l'accueillir.
Et de l'intégrer.