Aller au contenu principal

Ma note du matin

C'est la note que je lis souvent en me réveillant.

Je la retravaille régulièrement.

J'enlève ce qui ne marche plus ou me paraît évident. J'ajoute ce que j'ai compris récemment.

Je vous préviens : la version actuelle est... "très beatnik".

En la lisant rapidement, ça ressemble à des idées New Age un peu creuses qu'on pourrait voir sur des photos de couchers de soleil...

Pourtant, je suis arrivé à ces formulations après beaucoup d'itérations.

Elles me parlent.

Donc je vous mets la note en entier, puis je reprends les différents passages pour vous expliquer pourquoi ça a du sens pour moi.

Aujourd'hui

À chaque instant, je suis ma joie, mon excitation et mon instinct.

Je n'agis jamais par peur, par obligation ou par culpabilité.

Je transforme la peur en joie, l'obligation en choix, la culpabilité en compassion.

Le passé est un rêve. Le futur un concept. Je pourrais être n'importe qui en cet instant.

Je fais toujours exactement ce que je devrais être en train de faire.
Je ne réfléchis pas à la prochaine action. Elle vient.
Je sais que tout est important.

Je surveille mes pensées comme un berger.
Lorsque je sens un attachement, j'observe sa transformation dans le corps.

Je suis toujours plongé dans une activité créative qui est mon point de contact avec le monde.

Je ne me justifie pas. Je n'explique rien. Je demande sans raison.

Je suis entouré d'amour, de rire et de connexion.

Le monde danse pour moi et à travers moi.

Je vous avais prévenu.

Mais reprenons :

À chaque instant, je suis ma joie, mon excitation et mon instinct.

Ça, j'en parle tout le temps, ici et dans mes vidéos. C'est clair.

Je n'agis jamais par peur, par obligation ou par culpabilité.
Je transforme la peur en joie, l'obligation en choix, la culpabilité en compassion.

Au départ, je n'avais que la première phrase mais je me suis rendu compte que c'était trop... générique. Et un peu faux.

Donc j'ai mis la recette de cuisine qui va avec :

Transformer la peur en joie : souvent la peur survient à cause d'une croyance mal alignée. C'est un signal, si vous voulez. Mais si au lieu de succomber à la panique, on cherche la croyance qui pose problème, on l'étudie, voire on la change... l'émotion se transforme immédiatement. Peur et excitation sont en réalité deux interprétations d'un même phénomène.

Transformer l'obligation en choix : parce qu'en vrai, on n'a pas toujours le choix ! Obligation professionnelle, familiale, de santé... Mais en fait, si. Beaucoup plus qu'on pense. En fin de compte, si on agit, c'est qu'on l'a choisi. Donc j'essaie toujours de prendre un moment en présence pour trouver la partie de moi qui choisit réellement. Pour voir si je suis vraiment d'accord avec elle.

Transformer la culpabilité en compassion : le plus beatnik et le plus difficile ! Souvent, on s'en veut. Ou on en veut aux autres. Ce qui est à peu près la même chose : on pense que le monde devrait être différent. Retrouver l'amour, c'est se rappeler que chaque personne en ce monde fait du mieux qu'elle peut – soi y compris. Autrement dit : cette réaction qui nous paraît aberrante est la meilleure qu'on ait trouvée. Parce qu'on est imparfait, faillible et inquiet. Et cette faiblesse commune devrait susciter de la compassion plutôt que de la culpabilité.

Le passé est un rêve. Le futur un concept. Je pourrais être n'importe qui en cet instant.

C'est une fondation de la méditation.

Seul le présent existe. Le passé n'existe que dans la mémoire. Le futur que dans l'imagination.

Alors si je ferme les yeux et que je me concentre sur les sensations, les bruits, les manifestations du corps... Je peux laisser de côté qui je suis. 

Si je ne me fie qu'au chant de l'oiseau que j'entends, je pourrais être quelqu'un d'autre. Ailleurs.

Mon identité ne refait surface qu'au moment où je choisis de l'entretenir par ma pensée et par mes actions.

Je fais exactement ce que je devrais être en train de faire.
Je ne réfléchis pas à la prochaine action. Elle vient.
Je sais que tout est important.

Ça, pareil : j'en parle énormément en ce moment.

Je vous renvoie aux notes en lien.

Je surveille mes pensées comme un berger.
Lorsque je sens un attachement, j'observe sa transformation dans le corps.

L'image du berger vient du Bouddha, je crois.

Encore un fondement de la méditation :

Le but n'est pas de supprimer les pensées. Elles seront toujours là. Et on ne les contrôlera jamais.

Mais on peut les surveiller tranquillement.

La plupart du temps, elles se baladent. Elles passent.

Mais si une pensée devient trop insistante, on la gère. Tranquillement aussi.

Non pas en lui opposant une autre pensée – sinon c'est le début du chaos – mais en cherchant sa manifestation dans le corps.

C'était le sujet de la note d'hier.

Je suis toujours plongé dans une activité créative qui est mon point de contact avec le monde.

Autrement dit : mon activité vient de l'intérieur.

Je trouve ce qui me passionne, m'excite, je le fais, et les gens me rejoignent dans cette activité.

Plutôt que de laisser le monde extérieur choisir.

Je ne me justifie pas. Je n'explique rien. Je demande sans raison.

"Demander sans raison" veut dire ne pas sentir le besoin de "convaincre" les gens.

On demande. Si la personne a envie, elle fait. Sinon, non. Aucun argumentaire à déployer. Jamais.


Je suis entouré d'amour, de rire et de connexion.

Ça me semble assez clair.

En précisant quand même : je ne veux pas être entouré "de gens". Ni "d'amis". C'est vraiment l'amour, le rire et la connexion que je cherche.

Ce qui peut arriver avec n'importe qui.

Le monde danse pour moi et à travers moi.

Ça, c'est à la fois évident mais pas tant que ça.

"Le monde danse pour moi", c'est un phénomène dont on se rend compte durant la méditation ou en présence.

Par exemple : on regarde une feuille qui balance dans le vent.

En temps normal, on n'y pense pas plus que ça. C'est le vent, la physique. Aucun mystère là-dedans.

Mais quand on se sort des pensées, de l'explication physique, des interprétations habituelles...

On peut sentir une réelle connexion avec la feuille. Avec le mouvement. Avec l'instant.

On a la sensation – complètement injustifiable d'un point de vue rationnel – que ce mouvement nous est effectivement destiné.

Qu'il existe pour nous. Comme un cadeau.

Puis on réalise qu'on n'est pas indépendant de ce mouvement.

Qu'on en fait partie.

On est la feuille. La feuille est nous.

Un peu de matière et de conscience en mouvement depuis toujours.

C'est ça, la danse.

Gardons contact ❤️

Ne dépendons pas des réseaux pour rester connectés. Contenu inédit, actualités et rencontres :