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La source de la procrastination

Ma dernière vidéo sur la procrastination a généré beaucoup de questions qui entraient dans deux catégories : exemples et solutions.

Exemples

Certaines personnes ont eu du mal à comprendre de quoi je parlais.

Quel serait ce "problème de fond" auquel on ne s'attaquerait pas et qu'on préfèrerait éviter en "se jetant dans l'action inutile" ?

Trois exemples sortis de mon imagination :

  1. Se lancer dans le travail pour ne pas confronter ses choix de carrière. On a choisi son métier par défaut, ou sur exhortations de papa-maman, ou juste pour l'argent. On essaie d'ignorer les signaux quotidiens qu'on fait fausse route en s'abrutissant par le travail, la routine ou les addictions.
  2. Démarrer un projet pour éviter une émotion ou une situation. J'ai ressenti de la colère, de la jalousie, de la tristesse, de la peur, du deuil. Quand j'ai vu poindre cette émotion, plutôt que de l'accepter et de la vivre, j'ai mis en branle tout un plan d'action dont le seul objectif (caché) était de ne pas me trouver seul·e avec elle. Dès qu'elle revient, j'accélère.
  3. Résoudre les problèmes de surface plutôt que les problèmes de fond. Depuis l'enfance, j'ai un problème avec l'argent, ou avec l'amour, ou avec la bouffe. Et plutôt que de chercher la source de cette tension et soigner la cause profonde, je passe mon temps à trouver de nouvelles solutions coûteuses (en énergie, en temps ou en argent) pour gérer les symptômes à mesure qu'ils apparaissent.

Il y en aurait d'autres.

Solutions

Toujours la même pour moi : la présence.

Trouvez-la de la façon que vous voulez – moi c'était la méditation et le journal – mais il en existe plein.

L'objectif est grosso modo le suivant :

Quand vous sentez une émotion, une tension, une gêne ou un obstacle s'élever, ne vous réfugiez pas immédiatement dans l'action.

Si chaque matin, la même peur revient. Si à chaque tâche, la même résistance s'élève. Si tous les jours, la même anxiété point...

Le travail, les projets et l'agitation ne sont pas forcément la solution.

Il ne s'agit pas d'arrêter ce que vous faites. Pas du tout.

Simplement : passez un peu de temps avec ces émotions.

Une minute. Cinq, si vous avez le temps.

Comment se manifestent-elles ? Sont-elles associées à une tension dans le corps ou à une douleur ? Y a-t-il des pensées ou des idées récurrentes qui les accompagnent ?

Et c'est tout. Continuez votre journée.

Il est probable que beaucoup de choses que vous faites dans la vie sont réactives.

C'est-à-dire que vous les avez mises en place à un moment pour éviter d'affronter un problème ou une émotion.

En prenant quelques minutes pour gagner en familiarité avec ce qui se passe à l'intérieur, vous aurez moins besoin de mettre en place des solutions inutiles à l'extérieur.

Et comme je dis toujours : ce n'est pas un travail intellectuel.

Il n'y a rien à comprendre. Pas de grande décision à prendre.

C'est juste une habitude à développer :

Contempler quelques instants l'émotion qui s'élève au lieu de chercher immédiatement à la résoudre.

Observer une minute la résistance ou l'anxiété qui point avant de chercher à la chasser.

C'est tout.

Le reste se fera tout seul.

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