Aller au contenu principal

L'effet de levier

Pour comprendre l'effet de levier en finance, imaginez qu'on vous livre un jour une machine qui a la propriété suivante :

Lorsqu'on insère 100€ d'un côté, un an plus tard, il en sort 130€ de l'autre.

Si vous êtes rationnel (et gourmand), votre premier élan devrait être de chercher à y insérer autant d'argent que possible.

Au point qu'il serait même profitable d'aller emprunter à vos amis, à la banque, où vous pouvez, et de tout mettre dans la machine...

À condition (et c'est une condition importante) que le taux d'emprunt soit inférieur au taux de rendement. Autrement dit, ce n'est intéressant que si la banque vous demande moins de 30€ d'intérêt sur l'année.

Cette schématisation représente comment les financiers voient les entreprises.

Ils ne se soucient pas des rouages internes, seulement du rendement financier. Et si ce dernier est supérieur au taux d'emprunt, alors ça vaut le coup d'emprunter pour investir.

Et pour moi, c'est la même chose en méditation.

J'ai compris un jour que le taux de rendement de la méditation sur mon bien-être était plus important que j'imaginais.

Donc, ça valait le coup d'emprunter du temps à mes autres activités (qui avaient un rendement moindre) pour l'investir dans la présence et la clarté.

C'était une décision assez radicale, à l'époque.

Je ne la regrette pas.

Commenter

L'esprit de Noël =(

Toutes les notes et vidéos que je poste en ce moment portent sur la présence.

Comment trouver la paix dans l'instant sans créer d'objectifs ni d'attachements artificiels ; comment atteindre une joie pure qui ne dépend pas de la satisfaction d'un besoin fabriqué ; comment ne pas tout miser sur le futur ; etc.

Et pendant ce temps...

On demande aux enfants d'écrire une lettre au Père Noël pour faire la liste des nouvelles acquisitions qu'ils feront dans un mois. On crée de l'excitation à partir d'une anticipation fabriquée de toute pièce. On transforme le présent en une période d'attente ancrée dans la consommation.

Comme tant de traditions devenues aujourd'hui si naturelles, il m'est difficile de ne pas y voir nos plus bas instincts marchands à l'œuvre. C'est devenu un réflexe de consommation qu'on ne questionne plus, pour soutenir une croissance qui détruit tout.

Autrefois, Noël était la fête des lumières.

Au milieu de l'hiver et de la nuit perpétuelle, on accrochait des lumières pour célébrer le retour progressif du soleil.

Puis le capitalisme est passé par là.

Commenter

Accepter l'angoisse

En général, on fait tout pour l'éviter.

Quand on ressent l'angoisse monter, on l'associe à un problème, à une peur, à un objectif, alors on agit.

Quelle action pour la faire disparaître ?

Quand cette action ne suffit pas, on essaie autre chose. Ou on le prend personnellement. Un nouvel échec. "Quelqu'un de plus doué que moi aurait su quoi faire", se dit-on.

Sauf qu'il n'y a rien à faire.

L'angoisse doit être vécue. Jusqu'au bout.

Aucune action ne va la chasser ou l'amoindrir. Aucune solution ne va la résoudre.

Surtout qu'en cherchant à agir trop tôt, on ne laisse pas l'angoisse livrer son message. Une partie de vous s'inquiète pour quelque chose. Laissez-la s'exprimer jusqu'au bout. Ne partez pas tout de suite en guerre contre autre chose.

Puis, une fois l'émotion passée, retournez à vos activités.

Une transformation intérieure s'est produite.

Cette transformation contribuera davantage à votre bien-être que toute action échafaudée dans la panique.

Commenter

L'avantage des vidéos

Je fais en ce moment une série sur la méditation dans mes vidéos quotidiennes.

Depuis le début, j'utilise ces vidéos pour me répéter les concepts que j'ai compris intellectuellement mais que je n'applique pas assez au quotidien. Et au lieu de me faire une note à usage personnel, je l'exprime dans un post à usage collectif.

Gros avantage : ça m'oblige à mettre en mots clairs, pour des gens qui ne sont pas forcément versés là-dedans, des concepts dans lesquels je baigne depuis plusieurs années. Je dois formuler le contexte, l'objectif, la méthode.

Ça remet de nombreuses idées au clair, même pour moi.

Commenter

Ne rien prévoir ?

La foi est nécessaire à la présence.

La présence, c'est être pleinement immergé dans ce qu'on fait.

C'est être plongé dans le présent, dans les sensations, dans l'activité, sans porter aucun jugement ni n'échafauder aucun plan. On se contente de faire du mieux qu'on peut, sans penser au reste.

C'est une façon de procéder qui inquiète, parfois.

Si on ne prévoit rien, que va-t-il se passer après ?

Ne devrais-je pas aussi un peu anticiper le futur, préparer la suite ? Sinon, est-ce que je ne prends pas le risque de me retrouver le bec dans l'eau ?

C'est ici que la foi intervient. Elle dit ceci :

La meilleure façon pour l'activité suivante d'apparaître, c'est de faire bien celle qui m'occupe maintenant. Si je suis entièrement présent dans l'instant, la suite va se dessiner toute seule comme une conséquence naturelle. Il n'y a rien à prévoir.

Si je commence à anticiper, en revanche, cela signifie que je ne suis plus entièrement à ce que je fais. Une partie de moi n'a pas confiance et préfère échafauder des plans. L'intellect prend le relais de l'action. On n'est plus dans le flot.

Pour être soi, il faut avoir la foi que le futur surviendra comme une conséquence naturelle du présent pleinement vécu.

Commenter

C'est toujours la solution

Perdu·e dans la vie ? Plus sûr·e d'où aller, de quoi faire, de l'objectif à poursuivre ?

Pose ton attention sur le présent.

Fatigué·e ? Pas dans ton assiette ? L'impression de ne pas être là où tu devrais, de rater ta journée ?

Pose ton attention sur le présent.

Le présent, c'est  le courant d'air. La tension dans la nuque. La lumière de la voiture qui clignote. Le vert des plantes qui balancent dans le vent. La lumière du ciel. L'odeur du café.

Dans ce présent immédiat et sans cesse changeant, plus de place pour l'histoire que tu te racontes.

C'est elle qui te met dans cet état.

Commenter

Matin vénère

Pourtant j'ai médité ce matin. C'est un jour plus calme – enfin, pas plus calme, beaucoup de choses à faire, mais pas trop de travail.

Mais voilà : de mauvaise humeur.

Peut-être le retour d'avion. Peut-être la bouffe. Les nerfs qui se relâchent.

Voilà au moins une erreur que je ne fais plus : penser que le sujet qui a déclenché l'énervement est la source. Ah ah ! Je ne me fais plus avoir aussi facilement. La preuve : je suis passé à autre chose et cette deuxième idée m'a énervé aussi.

Alors tu vois.

J'aurais pu repousser l'écriture de cette note à après. Quand ça irait mieux. Écrire encore une connerie sur la méditation. "Oh, mais il faut poser son attention sur gna gna gna..."

Mais non, c'est tout le secret maintenant : je n'attends plus que les choses aillent bien.

D'ailleurs, je n'espère plus que les choses aillent bien.

Je fais maintenant. Avec ce qui est là. J'accepte.

Bordel.

Commenter

La recette du riz aux échardes

Réveillé en pleine nuit avec cette idée de recette très claire dans ma tête :

Recette du riz aux échardes
(20 minutes, niveau facile)
Mélangez un bol de riz avec une grande quantité d'échardes qui vont parfumer le plat mais qu'il ne faut surtout, surtout pas avaler.

Qu'essaie de me dire mon cerveau exactement ?

Commenter

On avait dit plus l'avion

Ma mère habite au Maroc, donc c'est pas évident d'éviter l'avion.

Mais là, je suis à l'aéroport pour le travail.

Et honnêtement, j'aurais pu m'organiser autrement mais tout est allé très vite.

Le succès d'une offre que j'ai mise en place a un peu accéléré ma vie. Et comme la situation était nouvelle, je n'ai pas eu les bons réflexes pour trouver une alternative.

Comme quoi, il faut y penser à l'avance.

Mais avant d'y penser, il faut prendre la décision d'y penser. Autrement dit : le remarquer quand ça arrive et faire une note mentale pour la prochaine fois que la situation survient. C'est ça, le vrai début : remarquer et prendre note.

Donc voilà : j'en prends note. Littéralement.

Commenter

Me présenter

Avant, quand on me demandait "qu'est-ce que tu fais ?", je répondais toujours :

"Je fais des films."

Je n'osais pas dire "je suis réalisateur" parce que ça aurait impliqué que je gagnais ma vie avec, ce qui n'a jamais été complètement le cas. (J'ai gagné des sous, parfois beaucoup, mais pas assez pour en vivre de manière continue.)

Et ça me semblait aussi plus sincère : je ne suis pas que réalisateur. J'écris, je produis, je monte... Je fais.

Récemment, j'ai changé ma réponse. Maintenant, c'est :

"Je fais des films et de la communication."

Parce qu'avec ChezFilms, j'aide les experts et les sociétés innovantes à raconter leur histoire pour décoller. Ça commence à bien marcher.

Donc quand je réponds ça, les gens peuvent choisir la direction qu'ils veulent : ils me posent une question sur les films, ou une question sur la communication, et dans les deux cas, j'ai des choses à raconter.

Ou ils ne posent aucune question et la conversation avance.

C'est bien aussi.

Commenter

Le dialogue avec soi

Je suis soufflé par la pertinence de mes posts 😎.

Pour moi, seulement.

Je m'aperçois deux jours après avoir posté une vidéo, ou trois jours après ajouté une note ici-même, que le contenu en question répond exactement à la question que je me pose en ce moment.

Mais genre... exactement.

À tel point que c'est effarant que je ne m'en rende pas compte en l'écrivant ou en la filmant.

Mais non : je suis persuadé que je parle d'autre chose. Quelque chose de personnel, oui, mais à aucun moment je n'ai la sensation d'apporter une solution à mon dilemme.

Et pourtant, quand je connecte les points, c'est impossible de douter que je parlais bel et bien de ça.

Ça ne m'étonne pas. Je sais pertinemment que l'art fonctionne ainsi : quel que soit le sujet, tant qu'on crée dans l'instant, on exprime ce qu'il y a au fond.

Mais je ne m'attendais pas à une démonstration aussi magistrale et quotidienne.

Commenter

Le stress de la pluie

Quand il pleut fort sur la maison, je sens un petit stress.

Il y a quelques années, le toit avait des problèmes et il y avait régulièrement des fuites à l'intérieur.

C'est réglé mais récemment, on s'est aperçu qu'il y avait une infiltration dans un mur mitoyen.

La pluie, c'est l'anxiété des travaux qu'on n'a pas les moyens de faire.

(Ça me rappelle ce dessin d'humour : un type est réveillé dans la nuit par un bruit et trouve un fantôme dans son salon. Il est soulagé que ce soit un fantôme et pas des travaux à faire.)

Quand un stress survient, j'utilise la méditation pour poser mon attention dessus. Je fais de la boule dans l'estomac ou la tension dans le corps le focus de mon attention.

Généralement, ça disparaît vite. Pour passer, les émotions – comme les fantômes – ont besoin d'être vécues, senties.

Mais là, c'était plus long que prévu.

Comme si j'étais tombé sur une "poche" d'anxiété qui s'était accumulée depuis des années et qui avait besoin d'être drainée.

Un stress qui semble superficiel ("bof, c'est rien") mais qui revient régulièrement a souvent une cause plus profonde. En surface, ça ressemble à une flaque comme les autres, on n'y prête pas attention. Sauf qu'il suffit d'y mettre un pied pour réaliser qu'on pourrait facilement s'y enfoncer.

Les travaux à faire (ceux de la maison) seront d'autant plus faciles à entreprendre qu'on a fait le travail intérieur pour gérer l'anxiété.

Gérer l'émotion avant l'action, toujours.

Commenter

Mes sources

De nombreux personnes m'ont demandé si j'avais des pistes de lecture ou de contenus pour approfondir ce dont je parle dans mes vidéos.

Réponse : oui, j'en ai plein !

Mon parcours personnel – officiellement commencé il y a 7 ans par la méditation – s'est accompagné d'énormément de lectures, écoutes, vidéos, podcasts (...) qui ont été indispensables pour donner un cadre à ce que je découvrais.

Problème : la majorité de mes sources sont en anglais... et ne sont pas traduites.

Pire : j'ai trouvé que les quelques sources françaises sur lesquelles je suis tombé étaient... comment dire ? Moins rigoureuses. Mélangeaient un peu tout : spiritualité, bien-être, médecine alternative, astrologie...

Or, ce que j'ai apprécié dans la majorité des sources que je propose ici, c'est une certaine rigueur. Pas toujours, pas partout, mais de manière générale : ça n'utilise pas de fausses sciences pour justifier ce qui est d'ordre spirituel ; ça reste très conservateur sur les conseils quotidiens ; ça s'appuie avant tout sur la pratique et la réflexion personnelle plutôt que sur la dévotion à quiconque ; ça encourage la pensée libre et indépendante plutôt que l'appartenance à une secte.

Autre problème : une partie des sources que je propose ici sont payantes. C'est pas mirobolant mais ce sont des livres ou des enregistrements que je n'ai pas trouvés en accès libre.

Si vous n'êtes pas découragés, je vous les mets là par ordre de préférence 👇

Les enregistrements d'Alan Watts 🇬🇧

Ce qui a été le plus important pour moi.

Alan Watts est un auteur et philosophe anglais qui a beaucoup contribué à introduire la philosophie orientale (hindouisme, Bouddhisme, Zen) aux USA.

Mais surtout : c'est un orateur hors pair.

Il est drôle, intelligent, pédagogue, très cultivé (autant en philosophie qu'en sciences), et on a gardé de lui des centaines d'heures d'enregistrement de ses conférences.

J'ai commencé par écouter des dizaines d'heure d'Alan Watts dans la rue, dans les files d'attente, dans le métro...

Mais il y a trois problème...

1er problème : le son de sa voix est indissociable du propos. Il faut l'écouter lui. Donc j'éviterais les doublages, ou pire, les recréations IA. En sous-titré, ça peut être très bien.

2ème problème : sa famille exploite ses enregistrements commercialement, donc ils ne sont pas en accès libres.

3ème problème : ce sont des enregistrements sonores. Donc quand on en trouve des bouts sur YouTube, ils sont souvent accompagnés d'images... pas forcément heureuses.

Donc essentiel pour moi... mais payant et difficile d'accès quand on ne comprend pas l'anglais.

Oui, il a écrit des livres qui sont traduits en français, mais qui ont eu moins d'impact sur moi que ses enregistrements.

Les livres d'Acharya Prashant 🇬🇧

Acharya Prashant est un gourou indien dans toute sa splendeur (ie : un professeur).

Le premier livre que j'ai lu de lui a été un des plus importants pour moi : Advait in Everydaylife.

Si vous passez sur la couverture très kitch (à l'indienne), que vous ne vous souciez pas du mot Advait du titre (c'est la non-dualité, mais ce n'est pas important) et que vous sautez le premier chapitre qu'ils ont récemment rajouté dans la version numérique (sûrement pour des raisons marketing), c'est un livre de philosophie orientale profondément transformateur.

Au point que c'est lui qui m'a poussé à lire...

La Bhagavad Gita 🇬🇧🇫🇷

Le Bhagavad Gita (le "Chant de Dieu") est une toute petite partie du célèbre Mahabharata, le poème sacré indien.

Dans cette histoire, Krishna (avatar du dieu Vishnou), conduit le roi Arjuna à la bataille. En chemin, il lui explique... la vie.

Les préceptes qu'il partage sont les bases d'une vie bien vécue – donc en paix, oui, mais sans se retirer du monde, au contraire. C'était l'un des livres de chevet de Ghandi.

En revanche, vous aurez sûrement du mal à attaquer ce texte tout seul. C'est très ancien, très indien, et bourré de références que vous n'avez pas.

C'est pour ça que la plupart des gens – comme moi – lisent des exégèses ou des commentaires, c'est-à-dire des livres qui contiennent le poème en entier avec, après chaque chant, une explication, des exemples, des conseils.

J'ai lu plusieurs livres comme ça mais le meilleur, à mes yeux, était la version d'Acharya Prashant – dont j'ai parlé juste au-dessus. MAIS : c'est payant, en plusieurs volumes, et c'est seulement en anglais.

En revanche, je n'ai pas de doute que vous trouverez plein d'auteurs français qui ont fait de très bons livres sur le sujet, voire plein de très bonnes traductions. Mais il va falloir chercher un peu, ça fait partie du jeu.

L'Application "Waking up" 🇬🇧

Non, je n'ai jamais essayé l'application "Petit Bambou". Je n'ai rien à en dire... sauf peut-être que j'ai l'impression, via plusieurs amis qui l'ont utilisée, que c'est... comment dire.. un peu "romancé" ? Beaucoup de choses qui sont censées être des méditations guidées sont davantage des récits, des contemplations. Pourquoi pas, les histoires sont sûrement très instructives, mais du coup... est-ce de la méditation ?

Une app que j'ai utilisée pendant longtemps, c'est "Waking Up", de Sam Harris – qui est payante et en anglais seulement.

Mais elle est intéressante pour deux raisons :

Elle propose une série de méditations guidées pour ceux qui commencent. Avec une certaine rigueur, justement. Ça permet de comprendre réellement à quoi peut servir la méditation – ce dont on a besoin au départ.

Mais aussi : elle met à disposition des dizaines d'heures d'enregistrements de grands maîtres... dont Alan Watts ! (Dont j'ai parlé plus haut). Ou Rupert Spira (dont je parle en-dessous). Ou James Low (encore en-dessous) !

Donc un formidable moyen de découvrir d'autres sources... mais toutes en anglais.

Les enregistrements de James Low 🇬🇧

James Low est un écossais toujours vivant qui a pris la suite, pour moi, d'Alan Watts.

J'ai découvert ses enregistrements dans l'app Waking Up et lui aussi est d'une intelligence et d'une clarté à couper le souffle.

Il explique les bases du Dzogchen, le principe du vide ("emptiness") en bouddhisme, la méditation, l'équilibre dans la vie quotidienne (...) avec tant de simplicité, qu'on se sent transformé juste en l'écoutant.

Mais lui aussi... qu'en anglais.

Les vidéos et livres de Krishnamurti 🇬🇧🇫🇷

Jiddu Krishnamurti est un penseur indien qui a refusé d'appartenir à aucun courant.

D'ailleurs, il pense qu'il n'existe pas de solution collective, et que vous ne devriez faire confiance à aucun groupe ni à aucun gourou. Seulement à vous-même.

Pour le coup, il existe des tas d'enregistrements vidéos de ses interventions, dont certaines sont donc (parfois mal) sous-titrées. Comme pour Alan Watts, il faut le voir en chair. Son visage, sa voix, son intonation.

Il a aussi des livres qui ont été traduits en français mais qui sont parfois un peu difficiles d'accès.

Les livres et vidéos d'Osho 🇬🇧🇫🇷

Mais si, vous connaissez Osho (aka Bhagwan Shree Rajneesh) ! C'est le gourou scandaleux du documentaire Wild Wild Country !

Mais c'est aussi l'un des penseurs et des auteurs les plus affutés pour parler d'hindouisme, de philosophie orientale et de vie bien vécue. Et la plupart de ses livres sont traduits !

Je suis actuellement en train de lire "The Book of Secrets" (dont il existe une version française) et c'est une révélation à chaque chapitre. Mais je ne commencerais peut-être pas par ça si je n'étais pas du tout familier avec la philosophie orientale.

"Seeing that frees" de Robert Burbea 🇬🇧

En parlant des bouquins passionnants par lesquels il ne faut peut-être PAS commencer, le livre Seeing that frees ("Voir ce qui libère") de Bob Burbea a été très important pour moi.

Il présente des méthodes avancées de méditation, construit un discours passionnant sur le vide ("emptiness") et nous montre l'importance qu'il peut avoir pour vivre mieux.

La présent avec Ekhart Tolle 🇫🇷🇬🇧

En revanche, dans la série "excellents bouquins d'introduction qui existent aussi en français", il y a bien sûr Le Pouvoir du Moment Présent d'Ekhart Tolle.

Ekhart Tolle, avec ses livres, ses séminaires, son physique, son attitude, est devenu une figure incontournable du développement spirituel par la présence.

Je n'ai pas commencé par lui, mais quand je l'ai lu j'ai trouvé ça très intéressant. Il faut aussi de nombreuses vidéos... mais en anglais rarement sous-titré.

Livres et vidéos de Rupert Spira 🇫🇷🇬🇧

Rupert Spira écrit des livres et organise des retraites en Angleterre.

Son approche est basée sur la conscience, la non dualité, et sur les enseignements de Ramana Maharshi (comme beaucoup !).

Ses méditations guidées sont toujours intéressantes (mais en anglais). Ces livres sont aussi très intéressants et sont maintenant traduits en français.

Ramana Maharshi 🇫🇷🇬🇧

C'est la source de beaucoup des gens au-dessus – dont Alan Watts, Rupert Spira, etc.

Jeune, Ramana Maharshi était terrifié par la mort. Alors il a commencé à méditer... et ça a duré toute sa vie.

C'est l'ermite proverbial qui est parti méditer seul dans la montagne. Peu à peu, des gens l'ont rejoint. Il s'est trouvé au centre d'un collectif qu'il n'a jamais cherché à contrôler.

Il n'a rien écrit lui-même mais beaucoup ont écrit à son sujet ou retranscrit ces enseignements, parfois mot pour mot. Donc vous trouverez plein de livres différents à son sujet et sur ses enseignements.

Et aussi 🇫🇷🇬🇧

Sans catégories particulières et dans l'ordre où je les ai découverts, ces livres (assez connus) m'ont aussi beaucoup aidé et sont souvent disponibles en français :

Zen Mind, Beginner's Mind de Shunryu Suzuki, Le Passe sans porte de Wumen Huikai, Zen Flesh, Zen Bones compilé par Paul Reps et Nygen Senzaki (pas tout lu mais intéressant), Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle (super ! à lire absolument), The Way of Liberation d'Adyashanti (pas mal, un ancien cycliste devenu maître spirituel), Journey from many to one de Swami Bhaskarananda, Le Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoche (livre très connu et très bien), The Middle Length Discourses of the Buddha (ne se lit pas en une traite, mais un paragraphe de temps en temps).

Et enfin 🇫🇷🇬🇧

Et bien sûr, vous pouvez lire mes textes dans le journal.

Commenter

Méditer, mode d'emploi

La méditation, c'est porter son attention sur le présent.

Le bras. Cette tension dans le cou. Le chant de l'oiseau. Une pensée qui s'élève. Une soudaine sensation de tristesse. Qui se transforme et disparaît. Le pied contre le sol. La respiration. L'oiseau, à nouveau. La tête qui bouge.

(Pour commencer, on conseille parfois de porter l'attention uniquement sur la respiration. Voyez ce qui marche.)

On appelle ça le flot : les perceptions, pensées et émotions s'élèvent, se transforment, puis disparaissent. Tout passe.

Mais régulièrement, on se fixe sur une pensée.

On se réveille comme d'un rêve, réalisant que ça fait plusieurs minutes qu'on ruminait sur un sujet. Cette fixation qui bloque le flot s'appelle (à juste titre) "un attachement".

C'est normal, ça fait partie du processus : on le remarque et on revient vers le présent.

Certains disent même que cet aller-retour entre la pensée et le présent est le cœur de la méditation, comme un muscle qu'on travaille par la répétition d'un geste de va-et-vient.

Puis, on emporte un peu de ce flot dans son quotidien.

Et tout devient plus facile.

Commenter

ChatGPT et moi

J'ai découvert que je fonctionnais comme ChatGPT.

Et probablement que vous aussi.

À savoir que ma prochaine action est essentiellement décidée par les éléments de contexte que j'ai dans la tête à ce moment-là.

Et, comme ChatGPT, ce contexte est minimal.

On ne trimballe pas sa vie à chaque instant. Selon le jour ou l'heure, on se concentre sur tel problème à venir, telle difficulté du moment, tel objectif à la mode.

Les décisions résultantes sont fondées sur une parcelle infime et souvent anecdotique de notre patrimoine cognitif – et surtout : qu'on ne choisit pas consciemment.

Donc dernièrement, j'ai décidé de changer tout ça.

Chaque matin, je lis la même note qui contient les éléments de contexte qui me semblent pertinents pour ma journée. Que j'ai choisis en conscience.

Je ne laisse plus les réseaux, la télé, ou les appels impromptus remplir ma tête. Je la remplis tout seul, chaque jour, avec des pensées triées sur le volet : positives, fortes et bio.

Dans ce terreau favorable, l'action juste pousse sans effort.

Commenter

Trois personnes

Trois personnes m'ont reconnu dans la rue à Paris parce qu'elles me suivent sur Instagram.

Une avant-hier soir, et deux cet après-midi.

Tous très gentils, à chaque fois.

Qu'est-ce que je fais, j'arrête tout ? 😅

Commenter

La jalousie et le temps

Je réalise qu'il y a un aspect très temporel à la jalousie professionnelle.

Dans la rivalité avec des pairs, on veut faire avant l'autre.

Les moments les plus durs à passer sont quand ceux qu'on admire ou qu'on jalouse atteignent un sommet avant nous. On se sent laissé derrière – même si ce n'est pas exactement le sommet qu'on visait.

Alors on veut entrer dans la course, se dépêcher pour faire maintenant.

Perdant parfois de vue ce qu'on veut faire vraiment.

Car, à la fin d'une carrière ou d'une vie, est-ce si important de savoir quand on a fait les choses ? L'accomplissement ne vient-il pas plutôt d'avoir fait exactement ce qu'on voulait faire, quelle que soit la temporalité ?

Il est facile de perdre l'essentiel des yeux.

Commenter

Un mauvais interprète

La pensée verbale n'est qu'un commentaire. (On en a déjà parlé.)

Ce n'est pas elle qui choisit l'action. Non : elle observe et elle commente.

Un peu comme une babouchka assise à longueur de journée au pied d'un immeuble :

"Vous avez vu, ils ont encore choisi de lever le bras droit. Dans quel monde on vit, je vous jure."

Parfois, elle utilise sa mémoire pour interpréter les manifestations du corps :

"Vous sentez cette boule dans l'estomac ? C'est la même qu'on a sentie durant le divorce. Ils regrettent, c'est sûr !"

Sauf que la plupart du temps, la babouchka se trompe. Parce que son monde tourne autour de deux ou trois obsessions qui reviennent en boucle et qu'elle croit voir partout.

Donc, plutôt que d'écouter l'interprète, il faut revenir à la source : la sensation physique, la manifestation du corps.

En inspectant le présent, en observant simplement ce qui survient, vous allez commencer à apprendre la langue.

Rapidement, vous parlerez couramment.

Et croyez-moi : c'est une langue bien plus importante que l'anglais ou l'espagnol puisque c'est celle que vous utiliserez toute votre vie pour dialoguer avec vous-même.

Commenter

Tout décolle en même temps

Personnellement, j'arrive à 12K abonnés sur Instagram.

Je me souviens qu'à une époque, je voulais créer des groupes de discussion avec des amis : des sortes de salons virtuels où trouver des échanges et de la compagnie H24. Ça n'avait jamais marché. C'est un peu ce que j'ai maintenant avec les messages et commentaires de la chaîne : à toute heure, des conversations avec des gens intéressés par les mêmes sujets que moi.

Ça crée beaucoup d'opportunités. Je dis oui à certaines choses. Des projets, des rencontres. Pas à tout.

Professionnellement, les chaînes que j'ai créées pour ChezFilms décollent aussi. (Insta, TikTok, Youtube et Linkedin.)

Les nombres ne sont pas astronomiques mais ça fonctionne pour le plus important : j'ai des requêtes clients.

Cette semaine, j'ai cinq rendez-vous téléphoniques avec des prospects qualifiés : des personnes qui sont intéressées exactement par ce que je propose. (La partie la plus difficile, c'était de définir précisément cette proposition.)

On va voir comment tout ça évolue. C'est excitant. On lâche rien.

Commenter

La présence à chaque instant

Tout est tellement clair quand je suis présent.

Quand je suis curieux de l'instant, que j'inspecte les couleurs, les sons et les sensations qui se présentent à moi... Le monde n'est plus mystérieux. Il ne fait plus peur. Les histoires de succès et d'échec semblent bien loin.

L'action devient plus facile, aussi.

Chaque geste est une évidence et les problèmes semblent se résoudre d'eux-mêmes.

Pourtant, je passe la majorité de mon temps ailleurs.

J'ai beau méditer le matin, revenir en présence plusieurs fois par jour, je me laisse régulièrement rattraper par l'urgence et la fabrication. Moins qu'avant, peut-être.

Dans ces moments-là, pourtant, on a l'impression de retourner à la case départ. Tout redevient grave. Le passé et le futur sont à nouveau menaçants. On cherche à nouveau comment résoudre des problèmes qui n'existaient pas deux minutes auparavant.

Il paraît que c'est normal : on entre et sort de la présence.

L'objectif est de stabiliser, de réellement changer son logiciel.

Je vais m'y atteler.

Commenter

10K 😳

Atteint les dix mille abonnés sur Instagram.

Suis-je officiellement un influenceur ?

Le plus agréable : les messages et les commentaires.

Ça m'a permis de trouver tout un tas de gens qui sont intéressés par les mêmes choses que moi.

Et je reçois aussi plein de messages de personnes que mes vidéos semblent aider.

Et pour l'instant, les vidéos sont faciles à faire.

Donc c'est bien.

Commenter

Ma vie sur Mars

Encore un projet abandonné (pour l'instant).

Court métrage d'animation de science fiction racontant la vie du premier humain sur mars... qui se trouve être un enfant de 7 ans.

Ma vie sur Mars

Quand la technologie est devenue suffisamment avancée pour atteindre Mars, tous les gouvernements de la planète se sont demandés... "Qui envoyer ?"

"Je sais, a répondu quelqu'un ! Et si on envoyait un enfant ?"

Et tout le monde a trouvé que c'était une idée formidable.

Mais si vous voulez mon avis...

C'était une idée à la noix.

Commenter

Être pilote de course

Les pilotes de course veulent conduire des bolides à 300km/h sur des circuits. Pour gagner.

Pour y parvenir, ils doivent savoir faire d'autres choses : se préparer physiquement, toucher leur bille en mécanique, développer un réseau de partenaires, etc.

Mais un pilote qui ne ferait que se préparer physiquement, jour après jour, ne deviendrait pas pilote : il deviendrait athlète.

Un autre qui s'intéresserait uniquement à la mécanique deviendrait concepteur ou mécanicien.

Quant à celui qui investit tout son temps dans son réseau, il finira agent ou manager.

Il ne faut jamais perdre de vue la source.

Ce que vous faites maintenant, c'est ce que vous ferez plus tard. La préparation peut devenir la vie entière.

Tout le jeu consiste à trouver le moyen de faire maintenant, même quand les conditions ne semblent pas réunies.

Commenter

Meilleure critique d'album

Je n'ai pas réussi à trouver la source originale (alors que j'ai cherché au moins 30 secondes), donc je vous la dis de mémoire.

Il s'agit d'un critique de musique qui avait parlé d'un nouveau titre en disant :

"Quiconque mangerait de la soupe alphabet chierait de meilleures paroles en produisant une meilleure musique."

Ce qui pose la question : combien de gens mangent de la soupe alphabet et chient des œuvres d'art sans jamais le savoir ?

Commenter

L'Aigle Noir parle d'inceste ?

Dans la série "tout le monde était au courant sauf moi", sous-catégorie "jolie chanson sur les oiseaux mais en fait pas du tout", je voudrais l'Aigle noir de Barbara, qui parle en réalité de l'inceste qu'elle a vécu enfant.

Une amie m'a dit ça en passant alors je suis allé vérifier.

Les paroles prennent une toute autre signification.

Mon dieu.

Commenter

Seum - Part 3

Un clip que j'adore tourné par Camille Tardieu en une seule prise pendant le festival Off Courts cette année :

Le musicien est Édouard Pons (qui a fait la musique de mon film Migrul, également tourné à Off Courts cette année). Et le clip est réalisé et animé par Camille Tardieu qui fait des trucs formidables.

Commenter

Modeler sa journée

Quand je me lève le matin, je ne sais pas.

J'ai des choses à faire ("quoi"), comme tout le monde, mais je n'ai aucune idée de comment je vais m'y prendre.

Et je crois que c'est ça, le secret.

Les obligations sont comme des contrats passés avec le monde extérieur : on s'engage sur un résultat.

Mais on est entièrement libre sur la manière et la forme.

Donc chaque matin, je fais un état des lieux. Quelles émotions sont présentes ? Quelles envies ? Quel temps fait-il dehors ? Que nous dit cette journée ? Quelles occurrences se manifestent spontanément ?

On repère ces ingrédients disparates puis on invente une recette qui n'existait pas la veille.

L'ignorance est clé dans ce processus.

Sans plan pré-établi, on est bien obligé d'ouvrir les yeux, d'improviser, de danser avec ce qui survient.

Sinon, pourquoi se lever ?

"Si on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?"

Pablo Picasso

Commenter

La Merdification - Partie 2

Le premier podcast avec Cory Doctorow m'a tellement plu que j'en ai écouté un deuxième : "Capitalism ruins everything".

À peu près le même sujet que le podcast précédent, avec un focus particulier sur les fusions-acquisitions qui donnent naissance à des géants devenant des monopoles de fait.

Quelques idées nouvelles qui m'ont marqué :

  • The "chickenization" ("pouletisation") qui décrit l'intégration horizontale et verticale de certaines industries, sur le modèle des éleveurs de poulets : le grand groupe agroalimentaire leur dit quelle espèce élever, comment les nourrir, comment organiser l'espace, à quelle heure allumer et éteindre les lumières... Les éleveurs n'ont aucun pouvoir. Sans le savoir, ils peuvent faire partie d'une "expérience" : du jour au lendemain, les poulets meurent. Pour l'éleveur, c'est une tragédie ; pour le groupe, un point de données supplémentaire pour gagner davantage de contrôle.
  • Quand les acheteurs se consolident pour former des grands groupes, les vendeurs n'ont pas d'autres choix que de faire la même chose pour lutter, créant d'autant moins de choix pour le consommateur final.
  • Amazon a perdu 100 millions de dollars en un mois en donnant gratuitement des couches pour bébé... afin de couler un concurrent qui s'était lancé dans la livraison de couches. Une mise en garde à tous les entrepreneurs.
  • Le droit d'auteur individuel des artistes ne permet pas de les protéger contre les grands groupes avec lesquels la négociation est trop déséquilibrée. Les droits collectifs semblent une meilleure voie.
  • Microsoft a beau avoir gagné le procès antitrust de 2001, la déposition de Bill Gates a été dévastatrice pour lui et pour sa société. La punition, c'est le processus, pas le résultat. Pour cette raison, la majorité des grands groupes préfèrent négocier. Malgré ça, il est nécessaire de trouver des solutions plus immédiates que les procès qui prennent parfois des décennies.
  • Le fait qu'il n'y ait pas de carte ne veut pas dire qu'il n'y a pas de chemin. Il faut parfois naviguer à vue pour découvrir les ouvertures : c'est la fondation de l'espoir.

Ce type, Cory Doctorow, ancien auteur de science fiction devenu activiste, est passionnant. Je vais le suivre de plus près.

Commenter

Une chose bien faite

Fatigué, un peu pressé, alors je cherche à mettre quelque chose à la va-vite dans ce blog.

Peut-être une vieille vidéo ? Une archive ?

Puis je me souviens :

Si je fais du remplissage ici, je ferai du remplissage après. Puis encore après. Et rapidement, c'est la journée entière qui sera faite à la va-vite.

Fais, ou ne fais pas.

Mais si tu fais : fais bien.

Prends le temps de te demander : qu'ai-je vraiment envie de raconter ? Qu'est-ce qui vient naturellement ?

Pas besoin d'être long, ni intelligent. Juste vrai.

C'est mon expérience qu'une seule chose bien faite, sincèrement, jusqu'au bout, entraîne toutes les autres et peut changer le cours d'une journée.

La vaisselle. Un dessin. Une note de blog.

Et nous voilà de nouveau connecté.

Commenter