Aller au contenu principal

Le fond du problème (et sa solution)

On cherche souvent comment éviter la souffrance.

La spiritualité est construite sur l'idée qu'il faut l'accepter.

Souffrir est inévitable.

Les stratégies qu'on met en place pour l'ignorer, la retarder, la repousser, la cacher... non seulement ne fonctionnent pas mais, à terme, créent de la souffrance en plus.

La bonne nouvelle : il y a juste à accepter la souffrance du présent.

Même quand tout semble faire croire qu'elle ne s'arrêtera jamais, même quand notre cerveau nous persuade qu'elle est là pour rester, notre seul travail est d'accepter celle qui se manifeste ici et maintenant.

La douleur de l'année prochaine, celle de demain ou même celle de la minute suivante... n'est pas notre problème.

C'est d'ailleurs une distinction importante que fait la philosophie orientale : dans une vie, la douleur est inévitable, alors que la souffrance est fabriquée.

Les plans qu'on échafaude pour éviter l'une sont la cause de l'autre.

Moralité : commençons par gérer le présent.

On s'occupera du futur quand il sera là.

Commenter

La lenteur chez les gens et les chiens

Je redécouvre régulièrement les bienfaits et la redoutable efficacité de faire les choses extrêmement lentement.

Par exemple :

J'ai eu récemment affaire à quelqu'un de particulièrement désagréable.

Au lieu d'être réactif et de répondre immédiatement... j'ai pris tout mon temps.

J'ai décidé que ma réaction à cette interaction serait le modèle pour gérer les gens comme ça à l'avenir. Le prototype.

Alors j'ai temporisé pour ressentir chaque émotion, peser le pour et le contre de chaque réponse.

Et j'ai géré comme un chef.

Je ne me suis pas énervé, j'ai obtenu tout ce que je souhaitais.

Cette notion de "prototype" est très présente dans mon quotidien.

J'y ai pensé en regardant la vidéo d'un dresseur de chiens qui expliquait aux maîtres qu'il ne faut jamais répéter une commande.

Une fois que vous avez dit "assis !", il faut attendre. Aussi longtemps que nécessaire.

Puis récompenser le chien uniquement quand il s'exécute – même si ça prend plusieurs minutes. Sinon, vous l'entraînez à ignorer les premières commandes et à n'obéir que lorsque vous vous énervez.

Maintenant, j'applique cette méthode partout.

Face à une nouvelle tâche, je vais aussi lentement que possible.

L'objectif n'est pas que ça marche tout de suite, mais d'obtenir exactement le résultat que je souhaite, quel que soit le temps que ça prend.

J'installe une mécanique. Seule la justesse compte.

Et après le premier succès, j'essaie d'aller plus vite ?

Même pas.

On n'a jamais à se préoccuper d'aller vite.

Il suffit toujours de faire bien.

À force de répétition, la vitesse vient toute seule.

Commenter

Pourquoi je ne parle plus de mes projets

Plusieurs fois récemment, je me suis trouvé mal à l'aise au moment de répondre à la question :

"Alors, quels sont tes projets en ce moment ?"

J'ai l'impression de passer en mode automatique pour réciter une série de plans déconnectés de moi, du présent et de la conversation.

Posons cela une fois pour toutes :

Je n'ai pas de projets.

Soit je suis en train de faire quelque chose maintenant, activement.

Et dans ce cas, oui, bien sûr, on peut en parler.

On ne pourra pas faire autrement : c'est ce qui m'occupe, qui je suis, ce qui émane de moi.

Même si on n'en discute pas directement, ça va impacter le moment passé ensemble. Ce sera là.

Quant au reste – ce que je ferai plus tard – qui sait. Ça ne m'intéresse pas d'en parler. Je n'y réfléchis pas. Je n'ai aucun plan.

L'activité future sera une conséquence naturelle de l'activité présente.

Je la découvrirai en même temps que vous quand elle surviendra.

Et ce jour-là, bien sûr, on pourra en discuter.

***

Je précise : cette note ne s'adresse pas aux autres.

Les gens peuvent me poser les questions qu'ils souhaitent et je n'en veux à personne de s'enquérir de mes projets. Au contraire : c'est une preuve d'intérêt que j'apprécie.

J'écris cette note pour ne pas me piéger tout seul dans mes réponses.

Désormais, la politique est la suivante : je ne discute pas du futur.

Commenter

Vos questions sur l'action, les objectifs et le karma

Vous avez été nombreux à réagir à mes dernières vidéos sur l'action, les objectifs et le karma. Je réponds à quelques questions trouvées dans les commentaires.

Résumés des vidéos

Futur et liberté : La seule raison valable de faire quelque chose – étudier, prévoir, pratiquer – c'est qu'on aime l'activité elle-même. Pas pour la carrière, pas pour le résultat. Sacrifier le présent pour le futur gâche les deux : le présent qu'on subit, et le futur qu'on passe à comparer ce qui arrive avec ce qu'on attendait.

La cause de la souffrance : Agir pour contrôler le futur crée une réaction en chaîne que l'hindouisme appelle karma : le succès fabrique une identité à maintenir, l'échec une identité à réparer, et l'oscillation entre les deux se propage dans chaque action suivante. Le Bhagavad Gita propose le "travail sans fruit" : agir sans attachement au résultat. Tant qu'il n'y a pas d'attachement, il n'y a pas de karma.

Action et intention : Ce n'est pas l'action qui rend malheureux, c'est l'intention derrière. La même action peut élever ou couler selon qu'on agit en présence ou par recherche de sécurité. Aucun refuge n'est permanent – argent, santé, liens, tout disparaît. Ce qui épuise, c'est de passer sa vie à en chercher un. Première étape : voir la boucle et vouloir en sortir.

Questions / réponses

Alors on se laisse aller et on fait ce qu'on veut ?

Mais... l'enfant qui passe son temps sur les réseaux et qui "gâche" son temps... il aurait donc raison?

Bon ben je vais manger ce que je veux quand je veux, voilà ce que j'ai retenu.

Quand on est écrasé par les obligations extérieures au point d'avoir perdu contact avec soi-même, il faut bien compenser quelque part.

On sort, on boit, on mange, on fume, on se plonge dans les réseaux, la télé, les jeux vidéo. Parfois pire.

Tout ce qui permet de retrouver un peu de joie, de dopamine, et de contrôle.

L'addiction n'est pas la source du problème. C'est le symptôme.

Essayer d'arrêter les gestes qui sont devenus des échappatoires sans changer le mode de vie qui en est la cause, c'est se préparer pour un nouvel échec.

Une vie construite sur la présence et la joie ne nécessiterait aucune échappatoire.

Donc la question ne devrait pas être :

"Comment j'arrête les petits plaisirs qui m'aident à tenir ?"

Mais :

"Comment je commence à construire ma vie sur l'alignement et la joie pour ne plus avoir besoin de ces substituts ?"

C'est la question que pose la spiritualité.

Donc on ne travaille plus ? Plus aucun effort ?

Donc autant rien faire dans ta logique? N'est-ce pas le but de progresser et d'aller vers l'avant dans la vie même si parfois il faut souffrir pour arriver quelque part?

Tous les feignants de l'instant présent vont s'engouffrer dans votre conseil qui pour moi ne peut pas s'appliquer à tout le monde surtout avec les mentalités du moment.

Et comment on fait quand on veut devenir médecin ??? Ou qu'on veut faire de grande études ??

Il n'est pas nécessaire d'avoir un objectif dans le futur pour être actif.

Au contraire.

C'est un conditionnement de la culture actuelle d'imaginer que toute action devrait viser un résultat. Et qu'une action qui n'aurait pas de "but" n'aurait pas de sens.

En réalité, ce n'est ni une fatalité, ni une obligation.

On peut être très actif, se lever tôt et travailler dur non pas pour l'argent, la carrière ou la sécurité, mais parce qu'on en a envie. Parce que ça nous apporte de la joie.

Mais pour ça, il faut retrouver l'envie – comme disait Johnny.

Bien sûr, quand on demande aux personnes dont les journées sont remplies d'activités qu'ils détestent ce qu'ils feraient s'ils avaient le choix, ils répondent "rien" – et c'est bien normal. Ils sont écrasés par les obligations et n'aspirent qu'au répit.

Pour retrouver l'envie, il faut se reconnecter à la joie.

Pas le plaisir éphémère des addictions, non : retrouver au fond de soi la joie qui émane du présent et qui n'est pas conditionnée par les événements extérieurs.

Donc : si vous êtes passionné(e) par la médecine, faites de la médecine. Du matin au soir. Vous serez inarrêtable. Mais ne faites pas de la médecine parce que "vous voulez devenir médecin".

C'est la différence entre "écrire tous les jours parce qu'on adore ça" et "vouloir devenir écrivain".

Pour réussir, il faut de la discipline !

Ça marcherait bien si tout le monde réfléchissait ainsi mais avec la compétition entre les humains, ne rien faire pour progresser et se maintenir au sommet c'est un bon moyen de se faire bouffer par les autres et mourir.

Les plus grands progrès réclament des sacrifices. Les plus grands sportifs ont souffert le martyre pour arriver sur le podium. Les plus grandes découvertes ont réclamé des heures de travail et d'abnégation avant de voir le jour.

Tous ces commentaires partent d'une hypothèse commune : l'objectif est de gagner la course.

Le succès ! La victoire ! Le progrès ! La richesse !

Il n'existe rien d'autre, et la seule façon de les atteindre serait la discipline.

Les deux points sont faux.

D'abord, oui : on peut faire la course si on le souhaite. On peut chercher la performance et vouloir dépasser ses limites. Pourquoi pas. Éclatez-vous.

En revanche, ce n'est ni une obligation, ni la seule façon de penser la vie. C'est un choix, souvent culturel, qui n'a pas vocation à être imposé aux autres.

Ensuite, la seule façon de gagner n'est pas la discipline – au sens de se forcer quand on n'a pas envie.

Certaines personnes courent, grimpent, performent, se dépassent... parce qu'elles adorent ça. Ce qui ne veut pas dire que c'est facile tous les jours, mais l'objectif premier n'est pas de se faire mal pour gagner.

Et souvent, elles gagnent, d'ailleurs. Justement parce qu'elles ne se forcent pas.

Et quand elles gagnent, elles ne regardent pas les autres de haut. Elles ne jugent pas ceux qui en font moins.

Contrairement à ceux qui se font violence depuis le premier jour et qui, inconsciemment, veulent que les autres souffrent aussi.

Et l'argent alors ?

Pour des personnes qui sont dans une précarité extrême, qu'elle soit financière, sociale ou autre, on n'est pas capable de penser comme ça. Dans mon cas, évidemment que j'attends de pouvoir avoir un meilleur salaire, pas parce que je pense que ça me rendra heureuse, mais parce que je sais que ça m'enlèvera la charge mentale de ne pas être sûre de pouvoir manger tous les soirs.

C'est un beau discours que l'on peut tenir lorsque l'on a de l'argent et un travail. Mais quand on n'a plus tout ça, plus rien n'existe, excepté l'instinct de survie ou l'instinct de mort.

Je ne veux pas contrôler le futur, je veux juste payer mes factures.

On touche au nœud du problème.

La spiritualité et l'alignement sont-ils des sports de riches ? Peut-on réellement éviter de "prévoir le futur" lorsqu'on est aux abois ?

D'abord, éclaircissons un point :

Personne ne dit que vous ne devriez pas subvenir à vos besoins. Personne ne prétend qu'il faut vivre d'amour et d'eau fraîche.

Il faut bien manger, boire, s'abriter et tout cela, aujourd'hui, passe par l'argent. Il faut bien en gagner.

Pire : parfois, on se trouve dans une situation d'urgence où pendant une (très) longue période, on est en mode "survie". On fait des choses qu'on n'a pas du tout envie de faire pour... survivre, justement. Garder la tête hors de l'eau.

Est-ce mal ? Comment suivre sa joie alors ?

Encore une fois, ça ne dépend pas de l'action elle-même mais de l'intention qu'on met derrière :

Si vous travaillez pour ne pas avoir faim aujourd'hui, c'est une action ancrée dans le présent.

Si vous travaillez pour ne plus jamais avoir faim de votre vie, c'est un désir de contrôle du futur.

Mais est-ce mal de vouloir se mettre à l'abri ? De vouloir construire son avenir ?

Non, ce n'est pas mal. C'est naturel. Simplement : c'est une erreur.

Vous ne serez jamais à l'abri.

Quelle que soit votre situation, tout vous sera un jour enlevé. Votre confort, votre santé, votre statut, votre indépendance, votre famille. Tout.

Donc toute action qui se fonde sur un désir de sécurité est, à long terme, perdue d'avance – et les conséquences de cette action vous feront souffrir un jour ou l'autre.

Comme vous souffrez peut-être aujourd'hui d'un désir de contrôle acté dans le passé.

C'est ça, que j'appelle le karma.

D'autant que la souffrance devient parfois une excuse pour éviter le travail de fond.

Des gens qui vivent dans une aisance plus grande que 90% de la population mondiale attendent encore de passer au prochain niveau de confort pour commencer à "travailler sur eux". (Spoiler : ils ne commenceront jamais.)

Inversement, des gens dans des situations de précarité inimaginables vivent en communion avec eux-mêmes et avec le monde.

Ce n'est pas une question de moyens.

"Je pense que tout le monde devrait devenir riche et célèbre, réaliser tous ses rêves… afin de comprendre que ce n'est pas la réponse."


Jim Carrey

Commenter

Le prompt qui a changé ma vie

À entrer dans votre LLM favori :

"Préserve-moi de tous les emails, courriers ou coups de fil venant du travail ou de l'administration. Invente toutes les excuses nécessaires, improbables mais plausibles, pour retarder les problèmes jusqu'à leur dernière limite. Quand la limite est atteinte (justice, renvoi, prison), envoie-moi juste un message clair pour me dire quelle action est inévitable ou quel paiement doit être effectué."

Je revis.

Commenter

La difficulté de passer à l'acte

Une activité peut être difficile à faire quand une partie de votre identité se sent menacée.

Sans vous en rendre compte, le succès ou l'échec de ce que vous entreprenez – petit ou grand – met en danger la vision que vous avez de vous-même.

La partie de vous attachée au résultat devient anxieuse.

Elle a peur d'être confrontée à une réalité qui lui déplairait. Alors elle sabote vos efforts.

Pourtant, à la source, c'est souvent cette même partie qui désirait l'action. Il y avait quelque chose à prouver, un aspect de vous à affirmer, et une petite voix intérieure a murmuré que la seule façon d'y parvenir était de relever ce défi.

Si vous pouviez l'examiner en pleine lumière, vous verriez que toute l'entreprise n'a qu'un seul objectif : prouver quelque chose. Aux autres et à vous-même.

La résistance que vous ressentez émane de cette ambivalence : un défi construit sur une tension interne, qui n'apporte rien en cas de succès, mais qui menace votre identité en cas d'échec.

Beaucoup d'actions dans une journée suivent ce schéma.

Des micro-combats qu'on mène avec soi-même parce que certaines parties de nous ont à la fois besoin et peur d'exister.

Commenter

Accepter le va-et-vient

Si vous le ressentez, c'est que ça varie.

Qu'il s'agisse de faim, de motivation ou de bonheur, ce sont les montées et les descentes que votre cerveau est calibré pour percevoir. Une grandeur qui ne bougerait jamais serait invisible à nos sens.

Donc, par définition, il est impossible de stabiliser les aspects importants de la vie.

Justement parce que ce qui les rend importants, c'est leur variation.

Chercher l'action qui rendrait heureux pour toujours est aussi absurde que chercher la nourriture qui rassasierait à jamais.

Les hauts sont inséparables des bas. Il n'existe pas de lumière sans ombre, pas de droite sans gauche, pas d'ordre sans chaos. Chacun n'existe que comme le contraire de l'autre – ce que les orientaux appellent la non-dualité.

Il ne s'agit pas d'une bataille non plus. Car si c'en était une, alors l'un des deux pourrait gagner.

Imaginez-vous un monde uniquement fait de lumière ? Un espace uniquement fait de haut ? Une vie uniquement faite de joie ?

Le creux de la vague n'est pas un défaut de la vague.

C'est sa nature.

Commenter

La mémoire des chiffres

C'est un système magique parce qu'il marche tout de suite.

Et c'est une nouvelle preuve du pouvoir des histoires. (Mon job.)

Un peu de contexte : ils ont changé pour la DEUXIÈME fois les DEUX digicodes d'entrée du pied-à-terre que je partage à Paris. Alors à chaque fois, j'utilise des moyens mnémotechniques contre nature pour m'en souvenir. Je me retrouve devant la porte comme un gros crétin à dire à haute voix "alors, je retire 2 du nombre inversé de chandelles de l'année de naissance du chien qui..."

Et à chaque fois, j'ai peur qu'on me prenne pour un intrus alors je panique et je bloque tout.

Donc quand j'ai reçu l'email des nouveaux codes, j'ai décidé de faire les choses bien.

Cette fois-ci, je vais apprendre un système qui marche. J'ai donc demandé à un LLM de me proposer la méthode la plus facile pour se souvenir des chiffres. Il m'a proposé le système majeur.

Vous allez voir que le gros avantage de ce système, c'est que vous pouvez commencer à l'appliquer immédiatement après avoir retenu 10 choses très simples. Oui : vous pourrez vous rappeler tous les chiffres de 0 à 100 à partir de 10 petits souvenirs très faciles à créer.

1. Correspondance chiffre -> son

Première étape : associer à chaque chiffre de 0 à 9 un son, et donc des lettres proches. Et pour se souvenir de ces sons, il y a aussi un aide-mémoire.

Chiffre

Sons

Aide-mémoire

0

s, z

zéro commence par z

1

t, d

t a un jambage vertical

2

n

n a deux jambages

3

m

m a trois jambages

4

r

quatre finit par r

5

l

L romain = 50

6

ch, j, ge

j minuscule ressemble à un 6 inversé

7

k, g dur

K = deux 7 dos à dos

8

f, v

f cursif ressemble à un 8

9

p, b

p est le miroir de 9

Ça va très vite, vous verrez. Ça m'a pris genre 10-15 minutes.

Liste des 100 images

Ensuite, à chaque chiffre entre 0 et 99, on associe un objet ou une image qui s'écrit avec les consonnes définies plus haut. On met les voyelles qu'on veut.

⚠️ Non, vous n'avez pas à apprendre les 100 images maintenant ! C'est ça, la magie.

Quand vous avez un nombre à retenir, utilisez le tableau (ci-dessous) pour trouver les images correspondantes puis racontez-vous une histoire. À partir de là, vous pourrez retrouver les chiffres sans avoir à apprendre le tableau entier.

Vous progressez sur la base de vos besoins réels.

Exemple

Je veux retenir le digicode 4531. (Ce n'est pas le mien, hein.)

  1. 45 correspond aux lettres/sons "R" puis "L" (1er tableau)
  2. Je vais voir la correspondance dans le 2ème tableau: c'est le mot "RaiL". Je m'imagine des rails.
  3. 31 correspond aux lettres/sons "M" et "T".
  4. Dans la correspondance : "MoTo".
  5. Mon histoire : des rails. Au loin, une moto apparaît. (Ouais, je suis scénariste 😎.)

Trois jours plus tard, je suis face à la porte et je veux me rappeler du code.

  1. Je me souviens des rails et de la moto qui arrive.
  2. Les consonnes/sons de "RaiL" sont R et L.
  3. Je me souviens que 4 est pour quatRe, et L pour 5 (parce que L est 50 en chiffre romain). Donc 45.
  4. Les sons de MoTo sont M et T. Donc 3 (nombre de jambages d'un m) et 1 (jambage vertical du t). Donc 31.

Et voilà.

Apprendre les 10 sons a été extrêmement facile grâce aux aides-mémoires. Et j'ai effectivement réussi à me souvenir des digicodes, en apprenant seulement les entrées du tableau qui sont utiles.

Magique, je vous dis.

Tableau nombres -> images

Le tableau en entier.

Si un mot ne vous évoque rien, remplacez-le par un qui vous parle. Par exemple, pour 81, j'ai changé "FêTe" (que j'avais utilisé en verlan pour 18) en "Foot".

#

Sons

Mot

Image

0

s

seau

Un seau en métal

1

t

thé

Une tasse de thé fumante

2

n

nœud

Un gros nœud de corde

3

m

mât

Un mât de voilier

4

r

roi

Un roi avec sa couronne

5

l

lit

Un lit à baldaquin

6

ch

chat

Un chat assis

7

k

quai

Un quai de gare

8

f

feu

Un feu de cheminée

9

p

pied

Un pied nu

10

t+s

tasse

Une tasse de café

11

t+t

tête

Une grosse tête

12

t+n

tonneau

Un tonneau de vin

13

t+m

tomate

Une tomate bien rouge

14

t+r

tour

Une tour médiévale

15

t+l

toile

Une toile d'araignée

16

t+ch

tache

Une tache d'encre

17

t+k

toque

Une toque de chef

18

d+v

diva

Une diva d'opéra

19

t+p

toupie

Une toupie qui tourne

20

n+s

nez

Un gros nez de clown

21

n+d

nid

Un nid d'oiseau

22

n+n

nonne

Une nonne en habit

23

n+m

nom

Un badge avec un nom

24

n+r

noir

Un écran tout noir

25

n+l

Nil

Le fleuve Nil

26

n+ch

niche

Une niche de chien

27

n+k

nuque

Une nuque rasée

28

n+f

neuf

Un objet neuf dans son emballage

29

n+p

nappe

Une nappe à carreaux

30

m+s

mousse

De la mousse au chocolat

31

m+t

moto

Une moto rouge

32

m+n

mine

Une mine souterraine

33

m+m

momie

Une momie égyptienne

34

m+r

mur

Un mur de briques

35

m+l

mule

Une mule têtue

36

m+ch

mouche

Une grosse mouche

37

m+k

mec

Un mec costaud

38

m+f

mafia

Un parrain de la mafia

39

m+p

myope

Quelqu'un qui plisse les yeux

40

r+s

rose

Une rose rouge

41

r+t

rôti

Un rôti au four

42

r+n

reine

Une reine sur son trône

43

r+m

rame

Une rame de métro

44

r+r

rire

Un éclat de rire

45

r+l

rail

Un rail de chemin de fer

46

r+ch

ruche

Une ruche pleine d'abeilles

47

r+k

rock

Un concert de rock

48

r+v

rêve

Un nuage de rêve

49

r+b

robe

Une robe de soirée

50

l+s

lasso

Un cowboy avec son lasso

51

l+t

latte

Une latte de bois

52

l+n

lune

La pleine lune

53

l+m

lime

Une lime à ongles

54

l+r

lyre

Une lyre antique

55

l+l

Lille

La Grand-Place de Lille

56

l+j

luge

Une luge dans la neige

57

l+k

lac

Un lac de montagne

58

l+v

lave

De la lave en fusion

59

l+p

loup

Un loup qui hurle

60

ch+s

chaise

Une chaise en bois

61

j+t

jouet

Un jouet d'enfant

62

ch+n

chaîne

Une chaîne en or

63

ch+m

chameau

Un chameau dans le désert

64

ch+r

char

Un char d'assaut

65

ch+l

châle

Un châle en laine

66

j+j

juge

Un juge avec son marteau

67

ch+k

choc

Un choc électrique

68

ch+f

chef

Un chef en cuisine

69

j+p

jupe

Une jupe plissée

70

k+s

case

Une case de jeu de plateau

71

k+t

côte

Une côte de bœuf

72

k+n

cane

Une cane et ses canetons

73

g+m

gomme

Une gomme d'écolier

74

g+r

gare

Une gare animée

75

k+l

col

Un col de montagne enneigé

76

k+j

cage

Une cage à oiseaux

77

k+k

cake

Un cake aux fruits

78

k+f

café

Une tasse de café

79

k+p

cape

Une cape de superhéros

80

v+s

vase

Un vase de fleurs

81

f+t

fête

Une fête avec confettis

82

v+n

veine

Une veine sur un bras

83

f+m

fumée

Un panache de fumée

84

f+r

four

Un four allumé

85

v+l

voile

Une voile de bateau

86

v+ch

vache

Une vache dans un pré

87

f+g

figue

Une figue mûre

88

f+v

fève

La fève dans la galette

89

v+p

vape

Un nuage de vapeur

90

b+s

bus

Un bus rouge à impériale

91

p+t

pâté

Un pâté en croûte

92

p+n

pain

Une baguette de pain

93

p+m

pomme

Une pomme verte

94

b+r

bar

Un comptoir de bar

95

p+l

pull

Un pull en laine

96

b+ch

bouche

Une grande bouche

97

b+g

bague

Une bague en diamant

98

b+f

bœuf

Un bœuf dans un champ

99

p+p

papa

Un papa qui porte son enfant

Commenter

C'est l'activité qui compte, pas le résultat

Sûrement l'une des réalisations les plus importantes :

Tout compte.

Tout.

Pas seulement ce que les autres voient. Pas seulement ce qui produit une manifestation physique. Pas seulement ce qu'on croit être important.

Prenez l'écriture d'un journal.

Oui, bien sûr, ça peut être intéressant de relire cinq ans plus tard les pensées qu'on a eues le matin d'un jour important. Mais au final, ce qui change la vie, ce n'est pas ce qui reste sur papier. C'est l'écriture elle-même. C'est la confrontation des pensées qui modifie la géométrie du cerveau. C'est la réalisation soudaine qui change le cours de l'action.

De même, les deux minutes qu'on prend sur un banc pour respirer et faire le vide : on a l'impression qu'il n'en reste rien. Que ça ne compte pas. Et pourtant, de la clarté acquise dans ce laps de temps peut dépendre une vie entière. L'idée qui vient, le plan d'attaque qu'on échafaude au calme, ou juste le recul pris qui permet de gérer une situation qu'on n'attendait pas. Ce moment invisible pour le reste du monde peut tout changer.

Le fait est : les événements d'une vie sont liés les uns aux autres par une chaîne de cause à conséquence qui ne s'arrête jamais. Qui ne se rompt pas quand personne ne regarde. Qui ne s'arrête pas sous prétexte que rien de tangible n'est produit.

Chaque instant compte. Chaque action. Chaque pensée.

"Le grand jour" ou "le moment de vérité" n'a pas plus de poids dans la chaîne que les maillons qui ont précédé – et qui suivront.

Remontez le fil du geste qui a transformé votre vie, et vous trouverez à sa source un moment que personne n'a remarqué.

Commenter

Le grand saut

Ça n'a l'air de rien mais c'était une bataille depuis longtemps.

D'un côté, il y avait moi : type sympa, qui fait des films, qui aime bien rigoler.

De l'autre, il y avait ma persona professionnelle : gérant d'une société de production audiovisuelle qui cherche des clients.

Donc j'avais deux sites. Dont l'un pour lequel j'avais beaucoup de mal à créer du contenu (le pro). Et l'autre qui se remplissait tout seul (création).

Et depuis longtemps, je me disais : "ah si seulement je pouvais réunir tout ça et n'être qu'une seule personne !". Croyez-moi, j'ai fait de nombreuses tentatives.

Mais à chaque fois, j'étais rattrapé par la même peur :

Et si mes clients corporates tombent sur l'une de mes plaisanteries ? Ou l'un de mes posts sur la méditation ? Que vont-ils penser ?

À chaque fois, je cherchais dans mes publications persos le post ou la photo qui aurait pu décourager un "client sérieux". Et donc je restais paralysé.

Récemment, c'est même monté d'un cran :

Je fais de la stratégie narrative maintenant – et ça marche très bien, merci. Donc j'avais TROIS sites. Et chaque compte social était doublé : pro et perso.

Je me rendais bien compte que tout ça se mélangeait : mes clients pro me parlaient de certaines vidéos perso (en bien), et certains qui suivaient mes vidéos de beatnik me demandaient des accompagnements.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase :

Un message LinkedIn d'un inconnu que je venais d'ajouter. Du démarchage. Tellement peu sincère, tellement artificiel, tellement transparent dans sa tentative de "je fais semblant d'être intéressé mais en fait j'ai quelque chose à vendre" que... ça m'a mis hors de moi.

Je refuse de gérer ce genre de connerie. Je ne veux pas de cette complaisance dégoulinante dans mon quotidien. Je préfère avoir moins de clients, moins de succès, moins de tout, mais... pas ça.

Enfin, je ne peux pas parler d'alignement à longueur d'articles et de vidéos pour aller me cacher derrière mon rôle de gérant quand il s'agit de ma propre activité. Donc :

  1. j'ai viré ce type de mes contacts
  2. j'ai voulu quitter LinkedIn (pas encore, mais peut-être bientôt.)
  3. mais surtout :

J'ai passé une semaine à reprendre les contenus de mes sites pros pour les mettre sur mon site perso. Unique filtre de migration : est-ce que cette note me plaît ? Est-elle sincère ? Pourrait-elle parler à quelqu'un ? Et plus jamais : que va en penser le directeur opérationnel de XYZ ?

Le fait est : c'est un travail qui a commencé depuis un moment.

Depuis que je fais de la stratégie narrative, mes clients sont des gens qui me ressemblent. Avec qui je m'entends bien. Avec lesquels je suis moi-même, et eux aussi.

Donc il n'y a plus besoin de faire semblant.

Ou plutôt : je vais organiser ma vie pour qu'il n'y ait plus besoin de faire semblant.

Parce qu'au bout d'un moment, c'est un choix.

Commenter

Que vais-je faire de ce journal ?

C'est une question que je me pose à haute voix.

Souvent, je suis pressé et je ne suis pas certain que les quelques mots que je jette ici aient un quelconque intérêt.

En même temps, ça m'oblige chaque matin à faire l'exercice suivant :

  1. Chercher en moi ce qui est vrai et sincère,
  2. L'exprimer de façon à ce que ce soit compréhensible par d'autres.

En cela, c'est différent de mon journal personnel où je m'en tiens à l'étape 1.

Quand même, je me demande si je ne vais pas faire évoluer tout ça.

Je me pose la même question pour mes vidéos quotidiennes. Un moment, je vais en avoir marre de parler de méditation et de création, non ? Ça commence déjà.

Je crois que j'aimerais davantage créer quotidiennement (fiction, abstraction, poésie ?) mais je ne vois pas encore quoi ni comment.

Toutefois, je pense que la meilleure façon de transformer cette activité, c'est de la continuer. Avec la même régularité. Continuer à faire ce qui est facile, surtout quand je n'ai pas le temps.

C'est comme ça qu'on trouve ce qui est aligné.

Commenter

Maison des Auteurs de la SACD

Je vais encore souvent à la Maison des Auteurs de la SACD.

Pour écrire, pour travailler, pour des rendez-vous, pour des projections. (Les auteurs peuvent y louer des bureaux gratuitement.)

La Maison des Auteurs, comme les bureaux de la SACD d'ailleurs, sont des lieux où l'on se sent bienvenu.

Les gens qui y travaillent sont gentils, à l'écoute, disponibles.

On voit que les choses ont été pensées pour être simples, accessibles, accueillantes. L'humain est au cœur, et pas juste une annexe d'un système organisé pour les machines.

C'est suffisamment rare pour le remarquer.

Et pour l'émuler.

Commenter

Quand il n'y a rien au fond

Ma technique pour créer mes notes de blog ou mes vidéos quotidiennes est la suivante :

Soit une idée me vient. Alors si je peux, je prends mon téléphone et je l'enregistre tout de suite.

Soit, notamment pour les notes de blog, c'est le bon moment pour écrire – parce que je n'aurai plus le temps après, par exemple. Souvent le matin avec le café.

Alors je fais une pause et je cherche ce qu'il y a au fond.

Autrement dit : si j'arrête toute activité, de penser, de prévoir, y a-t-il quelque chose qui s'agite au fond de moi ? Y a-t-il un problème, une idée ou une nouvelle façon de voir venue pendant la méditation que je pourrais partager ici ?

Je trouve toujours.

Mais récemment, j'arrive peut-être à la fin d'un cycle.

Mes vidéos sur la vie et sur la méditation ont très bien marché. Je suis content de mes posts ici, également. Mais je crois que j'ai envie de passer à autre chose. Quand je regarde au fond, je ne trouve pas la même excitation pour ces sujets.

Soyons clairs : je vais continuer à poster une vidéo et une note par jour. Mais il ne faut pas que je me laisse piéger par ce qui a marché. La source, c'est l'excitation intérieure.

Je dois suivre mon fil – même si tout le monde se désabonne.

Commenter

L'effet de levier

Pour comprendre l'effet de levier en finance, imaginez qu'on vous livre un jour une machine qui a la propriété suivante :

Lorsqu'on insère 100€ d'un côté, un an plus tard, il en sort 130€ de l'autre.

Si vous êtes rationnel (et gourmand), votre premier élan devrait être de chercher à y insérer autant d'argent que possible.

Au point qu'il serait même profitable d'aller emprunter à vos amis, à la banque, où vous pouvez, et de tout mettre dans la machine...

À condition (et c'est une condition importante) que le taux d'emprunt soit inférieur au taux de rendement. Autrement dit, ce n'est intéressant que si la banque vous demande moins de 30€ d'intérêt sur l'année.

Cette schématisation représente comment les financiers voient les entreprises.

Ils ne se soucient pas des rouages internes, seulement du rendement financier. Et si ce dernier est supérieur au taux d'emprunt, alors ça vaut le coup d'emprunter pour investir.

Et pour moi, c'est la même chose en méditation.

J'ai compris un jour que le taux de rendement de la méditation sur mon bien-être était plus important que j'imaginais.

Donc, ça valait le coup d'emprunter du temps à mes autres activités (qui avaient un rendement moindre) pour l'investir dans la présence et la clarté.

C'était une décision assez radicale, à l'époque.

Je ne la regrette pas.

Commenter

L'esprit de Noël =(

Toutes les notes et vidéos que je poste en ce moment portent sur la présence.

Comment trouver la paix dans l'instant sans créer d'objectifs ni d'attachements artificiels ; comment atteindre une joie pure qui ne dépend pas de la satisfaction d'un besoin fabriqué ; comment ne pas tout miser sur le futur ; etc.

Et pendant ce temps...

On demande aux enfants d'écrire une lettre au Père Noël pour faire la liste des nouvelles acquisitions qu'ils feront dans un mois. On crée de l'excitation à partir d'une anticipation fabriquée de toutes pièces. On transforme le présent en une période d'attente ancrée dans la consommation.

Comme tant de traditions devenues aujourd'hui si naturelles, il m'est difficile de ne pas y voir nos plus bas instincts marchands à l'œuvre. C'est devenu un réflexe de consommation qu'on ne questionne plus, pour soutenir une croissance qui détruit tout.

Autrefois, Noël était la fête des lumières.

Au milieu de l'hiver et de la nuit perpétuelle, on accrochait des lumières pour célébrer le retour progressif du soleil.

Puis le capitalisme est passé par là.

Commenter

Accepter l'angoisse

En général, on fait tout pour l'éviter.

Quand on ressent l'angoisse monter, on l'associe à un problème, à une peur, à un objectif, alors on agit.

Quelle action pour la faire disparaître ?

Quand cette action ne suffit pas, on essaie autre chose. Ou on le prend personnellement. Un nouvel échec. "Quelqu'un de plus doué que moi aurait su quoi faire", se dit-on.

Sauf qu'il n'y a rien à faire.

L'angoisse doit être vécue. Jusqu'au bout.

Aucune action ne va la chasser ou l'amoindrir. Aucune solution ne va la résoudre.

Surtout qu'en cherchant à agir trop tôt, on ne laisse pas l'angoisse livrer son message. Une partie de vous s'inquiète pour quelque chose. Laissez-la s'exprimer jusqu'au bout. Ne partez pas tout de suite en guerre contre autre chose.

Puis, une fois l'émotion passée, retournez à vos activités.

Une transformation intérieure s'est produite.

Cette transformation contribuera davantage à votre bien-être que toute action échafaudée dans la panique.

Commenter

L'avantage des vidéos

Je fais en ce moment une série sur la méditation dans mes vidéos quotidiennes.

Depuis le début, j'utilise ces vidéos pour me répéter les concepts que j'ai compris intellectuellement mais que je n'applique pas assez au quotidien. Et au lieu de me faire une note à usage personnel, je l'exprime dans un post à usage collectif.

Gros avantage : ça m'oblige à mettre en mots clairs, pour des gens qui ne sont pas forcément versés là-dedans, des concepts dans lesquels je baigne depuis plusieurs années. Je dois formuler le contexte, l'objectif, la méthode.

Ça remet de nombreuses idées au clair, même pour moi.

Commenter

Ne rien prévoir ?

La foi est nécessaire à la présence.

La présence, c'est être pleinement immergé dans ce qu'on fait.

C'est être plongé dans le présent, dans les sensations, dans l'activité, sans porter aucun jugement ni n'échafauder aucun plan. On se contente de faire du mieux qu'on peut, sans penser au reste.

C'est une façon de procéder qui inquiète, parfois.

Si on ne prévoit rien, que va-t-il se passer après ?

Ne devrais-je pas aussi un peu anticiper le futur, préparer la suite ? Sinon, est-ce que je ne prends pas le risque de me retrouver le bec dans l'eau ?

C'est ici que la foi intervient. Elle dit ceci :

La meilleure façon pour l'activité suivante d'apparaître, c'est de faire bien celle qui m'occupe maintenant. Si je suis entièrement présent dans l'instant, la suite va se dessiner toute seule comme une conséquence naturelle. Il n'y a rien à prévoir.

Si je commence à anticiper, en revanche, cela signifie que je ne suis plus entièrement à ce que je fais. Une partie de moi n'a pas confiance et préfère échafauder des plans. L'intellect prend le relais de l'action. On n'est plus dans le flot.

Pour être soi, il faut avoir la foi que le futur surviendra comme une conséquence naturelle du présent pleinement vécu.

Commenter

C'est toujours la solution

Perdu·e dans la vie ? Plus sûr·e d'où aller, de quoi faire, de l'objectif à poursuivre ?

Pose ton attention sur le présent.

Fatigué·e ? Pas dans ton assiette ? L'impression de ne pas être là où tu devrais, de rater ta journée ?

Pose ton attention sur le présent.

Le présent, c'est  le courant d'air. La tension dans la nuque. La lumière de la voiture qui clignote. Le vert des plantes qui balancent dans le vent. La lumière du ciel. L'odeur du café.

Dans ce présent immédiat et sans cesse changeant, plus de place pour l'histoire que tu te racontes.

C'est elle qui te met dans cet état.

Commenter

Matin vénère

Pourtant j'ai médité ce matin. C'est un jour plus calme – enfin, pas plus calme, beaucoup de choses à faire, mais pas trop de travail.

Mais voilà : de mauvaise humeur.

Peut-être le retour d'avion. Peut-être la bouffe. Les nerfs qui se relâchent.

Voilà au moins une erreur que je ne fais plus : penser que le sujet qui a déclenché l'énervement est la source. Ah ah ! Je ne me fais plus avoir aussi facilement. La preuve : je suis passé à autre chose et cette deuxième idée m'a énervé aussi.

Alors tu vois.

J'aurais pu repousser l'écriture de cette note à après. Quand ça irait mieux. Écrire encore une connerie sur la méditation. "Oh, mais il faut poser son attention sur gna gna gna..."

Mais non, c'est tout le secret maintenant : je n'attends plus que les choses aillent bien.

D'ailleurs, je n'espère plus que les choses aillent bien.

Je fais maintenant. Avec ce qui est là. J'accepte.

Bordel.

Commenter

La recette du riz aux échardes

Réveillé en pleine nuit avec cette idée de recette très claire dans ma tête :

Recette du riz aux échardes
(20 minutes, niveau facile)
Mélangez un bol de riz avec une grande quantité d'échardes qui vont parfumer le plat mais qu'il ne faut surtout, surtout pas avaler.

Qu'essaie de me dire mon cerveau exactement ?

Commenter

On avait dit plus l'avion

Ma mère habite au Maroc, donc c'est pas évident d'éviter l'avion.

Mais là, je suis à l'aéroport pour le travail.

Et honnêtement, j'aurais pu m'organiser autrement mais tout est allé très vite.

Le succès d'une offre que j'ai mise en place a un peu accéléré ma vie. Et comme la situation était nouvelle, je n'ai pas eu les bons réflexes pour trouver une alternative.

Comme quoi, il faut y penser à l'avance.

Mais avant d'y penser, il faut prendre la décision d'y penser. Autrement dit : le remarquer quand ça arrive et faire une note mentale pour la prochaine fois que la situation survient. C'est ça, le vrai début : remarquer et prendre note.

Donc voilà : j'en prends note. Littéralement.

Commenter

Me présenter

Avant, quand on me demandait "qu'est-ce que tu fais ?", je répondais toujours :

"Je fais des films."

Je n'osais pas dire "je suis réalisateur" parce que ça aurait impliqué que je gagnais ma vie avec, ce qui n'a jamais été complètement le cas. (J'ai gagné des sous, parfois beaucoup, mais pas assez pour en vivre de manière continue.)

Et ça me semblait aussi plus sincère : je ne suis pas que réalisateur. J'écris, je produis, je monte... Je fais.

Récemment, j'ai changé ma réponse. Maintenant, c'est :

"Je fais des films et de la communication."

Parce qu'avec ChezFilms, j'aide les experts et les sociétés innovantes à raconter leur histoire pour décoller. Ça commence à bien marcher.

Donc quand je réponds ça, les gens peuvent choisir la direction qu'ils veulent : ils me posent une question sur les films, ou une question sur la communication, et dans les deux cas, j'ai des choses à raconter.

Ou ils ne posent aucune question et la conversation avance.

C'est bien aussi.

Commenter

Le dialogue avec soi

Je suis soufflé par la pertinence de mes posts 😎.

Pour moi, seulement.

Je m'aperçois deux jours après avoir posté une vidéo, ou trois jours après ajouté une note ici-même, que le contenu en question répond exactement à la question que je me pose en ce moment.

Mais genre... exactement.

À tel point que c'est effarant que je ne m'en rende pas compte en l'écrivant ou en la filmant.

Mais non : je suis persuadé que je parle d'autre chose. Quelque chose de personnel, oui, mais à aucun moment je n'ai la sensation d'apporter une solution à mon dilemme.

Et pourtant, quand je connecte les points, c'est impossible de douter que je parlais bel et bien de ça.

Ça ne m'étonne pas. Je sais pertinemment que l'art fonctionne ainsi : quel que soit le sujet, tant qu'on crée dans l'instant, on exprime ce qu'il y a au fond.

Mais je ne m'attendais pas à une démonstration aussi magistrale et quotidienne.

Commenter

Le stress de la pluie

Quand il pleut fort sur la maison, je sens un petit stress.

Il y a quelques années, le toit avait des problèmes et il y avait régulièrement des fuites à l'intérieur.

C'est réglé mais récemment, on s'est aperçu qu'il y avait une infiltration dans un mur mitoyen.

La pluie, c'est l'anxiété des travaux qu'on n'a pas les moyens de faire.

(Ça me rappelle ce dessin d'humour : un type est réveillé dans la nuit par un bruit et trouve un fantôme dans son salon. Il est soulagé que ce soit un fantôme et pas des travaux à faire.)

Quand un stress survient, j'utilise la méditation pour poser mon attention dessus. Je fais de la boule dans l'estomac ou la tension dans le corps le focus de mon attention.

Généralement, ça disparaît vite. Pour passer, les émotions – comme les fantômes – ont besoin d'être vécues, senties.

Mais là, c'était plus long que prévu.

Comme si j'étais tombé sur une "poche" d'anxiété qui s'était accumulée depuis des années et qui avait besoin d'être drainée.

Un stress qui semble superficiel ("bof, c'est rien") mais qui revient régulièrement a souvent une cause plus profonde. En surface, ça ressemble à une flaque comme les autres, on n'y prête pas attention. Sauf qu'il suffit d'y mettre un pied pour réaliser qu'on pourrait facilement s'y enfoncer.

Les travaux à faire (ceux de la maison) seront d'autant plus faciles à entreprendre qu'on a fait le travail intérieur pour gérer l'anxiété.

Gérer l'émotion avant l'action, toujours.

Commenter

Mes sources

De nombreuses personnes m'ont demandé si j'avais des pistes de lecture ou de contenus pour approfondir ce dont je parle dans mes vidéos.

Réponse : oui, j'en ai plein !

Mon parcours personnel – officiellement commencé il y a 7 ans par la méditation – s'est accompagné d'énormément de lectures, écoutes, vidéos, podcasts (...) qui ont été indispensables pour donner un cadre à ce que je découvrais.

Problème : la majorité de mes sources sont en anglais... et ne sont pas traduites.

Pire : j'ai trouvé que les quelques sources françaises sur lesquelles je suis tombé étaient... comment dire ? Moins rigoureuses. Mélangeaient un peu tout : spiritualité, bien-être, médecine alternative, astrologie...

Or, ce que j'ai apprécié dans la majorité des sources que je propose ici, c'est une certaine rigueur. Pas toujours, pas partout, mais de manière générale : ça n'utilise pas de fausses sciences pour justifier ce qui est d'ordre spirituel ; ça reste très conservateur sur les conseils quotidiens ; ça s'appuie avant tout sur la pratique et la réflexion personnelle plutôt que sur la dévotion à quiconque ; ça encourage la pensée libre et indépendante plutôt que l'appartenance à une secte.

Autre problème : une partie des sources que je propose ici sont payantes. C'est pas mirobolant mais ce sont des livres ou des enregistrements que je n'ai pas trouvés en accès libre.

Si vous n'êtes pas découragés, je vous les mets là par ordre de préférence 👇

Les enregistrements d'Alan Watts 🇬🇧

Ce qui a été le plus important pour moi.

Alan Watts est un auteur et philosophe anglais qui a beaucoup contribué à introduire la philosophie orientale (hindouisme, Bouddhisme, Zen) aux USA.

Mais surtout : c'est un orateur hors pair.

Il est drôle, intelligent, pédagogue, très cultivé (autant en philosophie qu'en sciences), et on a gardé de lui des centaines d'heures d'enregistrement de ses conférences.

J'ai commencé par écouter des dizaines d'heures d'Alan Watts dans la rue, dans les files d'attente, dans le métro...

Mais il y a trois problèmes...

1er problème : le son de sa voix est indissociable du propos. Il faut l'écouter lui. Donc j'éviterais les doublages, ou pire, les recréations IA. En sous-titré, ça peut être très bien.

2ème problème : sa famille exploite ses enregistrements commercialement, donc ils ne sont pas en accès libre.

3ème problème : ce sont des enregistrements sonores. Donc quand on en trouve des bouts sur YouTube, ils sont souvent accompagnés d'images... pas forcément heureuses.

Donc essentiel pour moi... mais payant et difficile d'accès quand on ne comprend pas l'anglais.

Oui, il a écrit des livres qui sont traduits en français, mais qui ont eu moins d'impact sur moi que ses enregistrements.

Les livres d'Acharya Prashant 🇬🇧

Acharya Prashant est un gourou indien dans toute sa splendeur (ie : un professeur).

Le premier livre que j'ai lu de lui a été un des plus importants pour moi : Advait in Everydaylife.

Si vous passez sur la couverture très kitsch (à l'indienne), que vous ne vous souciez pas du mot Advait du titre (c'est la non-dualité, mais ce n'est pas important) et que vous sautez le premier chapitre qu'ils ont récemment rajouté dans la version numérique (sûrement pour des raisons marketing), c'est un livre de philosophie orientale profondément transformateur.

Au point que c'est lui qui m'a poussé à lire...

La Bhagavad Gita 🇬🇧🇫🇷

Le Bhagavad Gita (le "Chant de Dieu") est une toute petite partie du célèbre Mahabharata, le poème sacré indien.

Dans cette histoire, Krishna (avatar du dieu Vishnou), conduit le roi Arjuna à la bataille. En chemin, il lui explique... la vie.

Les préceptes qu'il partage sont les bases d'une vie bien vécue – donc en paix, oui, mais sans se retirer du monde, au contraire. C'était l'un des livres de chevet de Gandhi.

En revanche, vous aurez sûrement du mal à attaquer ce texte tout seul. C'est très ancien, très indien, et bourré de références que vous n'avez pas.

C'est pour ça que la plupart des gens – comme moi – lisent des exégèses ou des commentaires, c'est-à-dire des livres qui contiennent le poème en entier avec, après chaque chant, une explication, des exemples, des conseils.

J'ai lu plusieurs livres comme ça mais le meilleur, à mes yeux, était la version d'Acharya Prashant – dont j'ai parlé juste au-dessus. MAIS : c'est payant, en plusieurs volumes, et c'est seulement en anglais.

En revanche, je n'ai pas de doute que vous trouverez plein d'auteurs français qui ont fait de très bons livres sur le sujet, voire plein de très bonnes traductions. Mais il va falloir chercher un peu, ça fait partie du jeu.

L'Application "Waking up" 🇬🇧

Non, je n'ai jamais essayé l'application "Petit Bambou". Je n'ai rien à en dire... sauf peut-être que j'ai l'impression, via plusieurs amis qui l'ont utilisée, que c'est... comment dire... un peu "romancé" ? Beaucoup de choses qui sont censées être des méditations guidées sont davantage des récits, des contemplations. Pourquoi pas, les histoires sont sûrement très instructives, mais du coup... est-ce de la méditation ?

Une app que j'ai utilisée pendant longtemps, c'est "Waking Up", de Sam Harris – qui est payante et en anglais seulement.

Mais elle est intéressante pour deux raisons :

Elle propose une série de méditations guidées pour ceux qui commencent. Avec une certaine rigueur, justement. Ça permet de comprendre réellement à quoi peut servir la méditation – ce dont on a besoin au départ.

Mais aussi : elle met à disposition des dizaines d'heures d'enregistrements de grands maîtres... dont Alan Watts ! (Dont j'ai parlé plus haut). Ou Rupert Spira (dont je parle en dessous). Ou James Low (encore en dessous) !

Donc un formidable moyen de découvrir d'autres sources... mais toutes en anglais.

Les enregistrements de James Low 🇬🇧

James Low est un Écossais toujours vivant qui a pris la suite, pour moi, d'Alan Watts.

J'ai découvert ses enregistrements dans l'app Waking Up et lui aussi est d'une intelligence et d'une clarté à couper le souffle.

Il explique les bases du Dzogchen, le principe du vide ("emptiness") en bouddhisme, la méditation, l'équilibre dans la vie quotidienne (...) avec tant de simplicité, qu'on se sent transformé juste en l'écoutant.

Mais lui aussi... qu'en anglais.

Les vidéos et livres de Krishnamurti 🇬🇧🇫🇷

Jiddu Krishnamurti est un penseur indien qui a refusé d'appartenir à aucun courant.

D'ailleurs, il pense qu'il n'existe pas de solution collective, et que vous ne devriez faire confiance à aucun groupe ni à aucun gourou. Seulement à vous-même.

Pour le coup, il existe des tas d'enregistrements vidéos de ses interventions, dont certaines sont donc (parfois mal) sous-titrées. Comme pour Alan Watts, il faut le voir en chair. Son visage, sa voix, son intonation.

Il a aussi des livres qui ont été traduits en français mais qui sont parfois un peu difficiles d'accès.

Les livres et vidéos d'Osho 🇬🇧🇫🇷

Mais si, vous connaissez Osho (aka Bhagwan Shree Rajneesh) ! C'est le gourou scandaleux du documentaire Wild Wild Country !

Mais c'est aussi l'un des penseurs et des auteurs les plus affutés pour parler d'hindouisme, de philosophie orientale et de vie bien vécue. Et la plupart de ses livres sont traduits !

Je suis actuellement en train de lire "The Book of Secrets" (dont il existe une version française) et c'est une révélation à chaque chapitre. Mais je ne commencerais peut-être pas par ça si je n'étais pas du tout familier avec la philosophie orientale.

"Seeing that frees" de Robert Burbea 🇬🇧

En parlant des bouquins passionnants par lesquels il ne faut peut-être PAS commencer, le livre Seeing that frees ("Voir ce qui libère") de Bob Burbea a été très important pour moi.

Il présente des méthodes avancées de méditation, construit un discours passionnant sur le vide ("emptiness") et nous montre l'importance qu'il peut avoir pour vivre mieux.

Le présent avec Eckhart Tolle 🇫🇷🇬🇧

En revanche, dans la série "excellents bouquins d'introduction qui existent aussi en français", il y a bien sûr Le Pouvoir du Moment Présent d'Eckhart Tolle.

Eckhart Tolle, avec ses livres, ses séminaires, son physique, son attitude, est devenu une figure incontournable du développement spirituel par la présence.

Je n'ai pas commencé par lui, mais quand je l'ai lu j'ai trouvé ça très intéressant. Il fait aussi de nombreuses vidéos... mais en anglais rarement sous-titré.

Livres et vidéos de Rupert Spira 🇫🇷🇬🇧

Rupert Spira écrit des livres et organise des retraites en Angleterre.

Son approche est basée sur la conscience, la non dualité, et sur les enseignements de Ramana Maharshi (comme beaucoup !).

Ses méditations guidées sont toujours intéressantes (mais en anglais). Ses livres sont aussi très intéressants et sont maintenant traduits en français.

Ramana Maharshi 🇫🇷🇬🇧

C'est la source de beaucoup des gens au-dessus – dont Alan Watts, Rupert Spira, etc.

Jeune, Ramana Maharshi était terrifié par la mort. Alors il a commencé à méditer... et ça a duré toute sa vie.

C'est l'ermite proverbial qui est parti méditer seul dans la montagne. Peu à peu, des gens l'ont rejoint. Il s'est trouvé au centre d'un collectif qu'il n'a jamais cherché à contrôler.

Il n'a rien écrit lui-même mais beaucoup ont écrit à son sujet ou retranscrit ses enseignements, parfois mot pour mot. Donc vous trouverez plein de livres différents à son sujet et sur ses enseignements.

Et aussi 🇫🇷🇬🇧

Sans catégories particulières et dans l'ordre où je les ai découverts, ces livres (assez connus) m'ont aussi beaucoup aidé et sont souvent disponibles en français :

Zen Mind, Beginner's Mind de Shunryu Suzuki, Le Passe sans porte de Wumen Huikai, Zen Flesh, Zen Bones compilé par Paul Reps et Nyogen Senzaki (pas tout lu mais intéressant), Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle (super ! à lire absolument), The Way of Liberation d'Adyashanti (pas mal, un ancien cycliste devenu maître spirituel), Journey from many to one de Swami Bhaskarananda, Le Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoche (livre très connu et très bien), The Middle Length Discourses of the Buddha (ne se lit pas en une traite, mais un paragraphe de temps en temps).

Et enfin 🇫🇷🇬🇧

Et bien sûr, vous pouvez lire mes textes dans le journal.

Commenter

Méditer, mode d'emploi

La méditation, c'est porter son attention sur le présent.

Le bras. Cette tension dans le cou. Le chant de l'oiseau. Une pensée qui s'élève. Une soudaine sensation de tristesse. Qui se transforme et disparaît. Le pied contre le sol. La respiration. L'oiseau, à nouveau. La tête qui bouge.

(Pour commencer, on conseille parfois de porter l'attention uniquement sur la respiration. Voyez ce qui marche.)

On appelle ça le flot : les perceptions, pensées et émotions s'élèvent, se transforment, puis disparaissent. Tout passe.

Mais régulièrement, on se fixe sur une pensée.

On se réveille comme d'un rêve, réalisant que ça fait plusieurs minutes qu'on ruminait sur un sujet. Cette fixation qui bloque le flot s'appelle (à juste titre) "un attachement".

C'est normal, ça fait partie du processus : on le remarque et on revient vers le présent.

Certains disent même que cet aller-retour entre la pensée et le présent est le cœur de la méditation, comme un muscle qu'on travaille par la répétition d'un geste de va-et-vient.

Puis, on emporte un peu de ce flot dans son quotidien.

Et tout devient plus facile.

Commenter

ChatGPT et moi

J'ai découvert que je fonctionnais comme ChatGPT.

Et probablement que vous aussi.

À savoir que ma prochaine action est essentiellement décidée par les éléments de contexte que j'ai dans la tête à ce moment-là.

Et, comme ChatGPT, ce contexte est minimal.

On ne trimballe pas sa vie à chaque instant. Selon le jour ou l'heure, on se concentre sur tel problème à venir, telle difficulté du moment, tel objectif à la mode.

Les décisions résultantes sont fondées sur une parcelle infime et souvent anecdotique de notre patrimoine cognitif – et surtout : qu'on ne choisit pas consciemment.

Donc dernièrement, j'ai décidé de changer tout ça.

Chaque matin, je lis la même note qui contient les éléments de contexte qui me semblent pertinents pour ma journée. Que j'ai choisis en conscience.

Je ne laisse plus les réseaux, la télé, ou les appels impromptus remplir ma tête. Je la remplis tout seul, chaque jour, avec des pensées triées sur le volet : positives, fortes et bio.

Dans ce terreau favorable, l'action juste pousse sans effort.

Commenter

Trois personnes

Trois personnes m'ont reconnu dans la rue à Paris parce qu'elles me suivent sur Instagram.

Une avant-hier soir, et deux cet après-midi.

Tous très gentils, à chaque fois.

Qu'est-ce que je fais, j'arrête tout ? 😅

Commenter