Une note par jour 👇
Matin vénère
Pourtant j'ai médité ce matin. C'est un jour plus calme – enfin, pas plus calme, beaucoup de choses à faire, mais pas trop de travail.
Mais voilà : de mauvaise humeur.
Peut-être le retour d'avion. Peut-être la bouffe. Les nerfs qui se relâchent.
Voilà au moins une erreur que je ne fais plus : penser que le sujet qui a déclenché l'énervement est la source. Ah ah ! Je ne me fais plus avoir aussi facilement. La preuve : je suis passé à autre chose et cette deuxième idée m'a énervé aussi.
Alors tu vois.
J'aurais pu repousser l'écriture de cette note à après. Quand ça irait mieux. Écrire encore une connerie sur la méditation. "Oh, mais il faut poser son attention sur gna gna gna..."
Mais non, c'est tout le secret maintenant : je n'attends plus que les choses aillent bien.
D'ailleurs, je n'espère plus que les choses aillent bien.
Je fais maintenant. Avec ce qui est là. J'accepte.
Bordel.
Barcelone
Quand je poste une photo, c'est que je n'ai pas eu le temps d'écrire une note.
Et quand je poste une photo pourrie, c'est que je n'ai pas eu le temps de prendre de belles photos.
Et quand même la légende est pourrie, c'est vraiment que tout part en Volvo.
Pourtant, c'était un déplacement professionnel passionnant, qui s'est très bien déroulé, où j'ai rencontré des gens supers.
Mais justement. Si tu trouves le temps d'ajouter des enluminures magnifiques à ton journal intime, c'est peut-être que ta vraie vie est pourrie.
La recette du riz aux échardes
Réveillé en pleine nuit avec cette idée de recette très claire dans ma tête :
Recette du riz aux échardes
(20 minutes, niveau facile)
Mélangez un bol de riz avec une grande quantité d'échardes qui vont parfumer le plat mais qu'il ne faut surtout, surtout pas avaler.
Qu'essaie de me dire mon cerveau exactement ?
On avait dit plus l'avion
Ma mère habite au Maroc, donc c'est pas évident d'éviter l'avion.
Mais là, je suis à l'aéroport pour le travail.
Et honnêtement, j'aurais pu m'organiser autrement mais tout est allé très vite.
Le succès d'une offre que j'ai mise en place a un peu accéléré ma vie. Et comme la situation était nouvelle, je n'ai pas eu les bons réflexes pour trouver une alternative.
Comme quoi, il faut y penser à l'avance.
Mais avant d'y penser, il faut prendre la décision d'y penser. Autrement dit : le remarquer quand ça arrive et faire une note mentale pour la prochaine fois que la situation survient. C'est ça, le vrai début : remarquer et prendre note.
Donc voilà : j'en prends note. Littéralement.
Me présenter
Avant, quand on me demandait "qu'est-ce que tu fais ?", je répondais toujours :
"Je fais des films."
Je n'osais pas dire "je suis réalisateur" parce que ça aurait impliqué que je gagnais ma vie avec, ce qui n'a jamais été complètement le cas. (J'ai gagné des sous, parfois beaucoup, mais pas assez pour en vivre de manière continue.)
Et ça me semblait aussi plus sincère : je ne suis pas que réalisateur. J'écris, je produis, je monte... Je fais.
Récemment, j'ai changé ma réponse. Maintenant, c'est :
"Je fais des films et de la communication."
Parce qu'avec ChezFilms, j'aide les experts et les sociétés innovantes à raconter leur histoire pour décoller. Ça commence à bien marcher.
Donc quand je réponds ça, les gens peuvent choisir la direction qu'ils veulent : ils me posent une question sur les films, ou une question sur la communication, et dans les deux cas, j'ai des choses à raconter.
Ou ils ne posent aucune question et la conversation avance.
C'est bien aussi.
Les problèmes
Citation de mon fils hier alors qu'on se baladait :
"Personne veut des problèmes.
Mais il y en a qui ont des problèmes."
Que faire à part acquiescer ? Ça m'a un peu rappelé le "y'en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes" de Chevallier et Laspalès.
Le dialogue avec soi
Je suis soufflé par la pertinence de mes posts 😎.
Pour moi, seulement.
Je m'aperçois deux jours après avoir posté une vidéo, ou trois jours après ajouté une note ici-même, que le contenu en question répond exactement à la question que je me pose en ce moment.
Mais genre... exactement.
À tel point que c'est effarant que je ne m'en rende pas compte en l'écrivant ou en la filmant.
Mais non : je suis persuadé que je parle d'autre chose. Quelque chose de personnel, oui, mais à aucun moment je n'ai la sensation d'apporter une solution à mon dilemme.
Et pourtant, quand je connecte les points, c'est impossible de douter que je parlais bel et bien de ça.
Ça ne m'étonne pas. Je sais pertinemment que l'art fonctionne ainsi : quel que soit le sujet, tant qu'on crée dans l'instant, on exprime ce qu'il y a au fond.
Mais je ne m'attendais pas à une démonstration aussi magistrale et quotidienne.
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En lien :
- Contrôler, c'est résister
- Zen & création
- Création et liberté (vidéo Instagram)
Le dialogue internet
Je ne suis pas content de toutes les vidéos quotidiennes que je poste.
Je trouve que certaines sont un peu floues, mal racontées, qu'elles ne sont pas portées par un souffle clair qui amène à la conclusion.
Mais je réalise aussi que certaines vidéos mettent du temps. Je tourne autour de sujet pendant plusieurs jours, j'explore le thème, jusqu'à réussir à vraiment exprimer le cœur dans une vidéo forte et précise.
Les commentaires aident beaucoup.
En comprenant ce que les gens ne comprennent pas, ou ce avec quoi ils ne sont pas d'accord, je réalise ce que j'essaie de dire depuis le début.
Parce que parfois, j'ai oublié les éléments clés qui m'ont amené à penser ce que je pense. J'ai perdu de vue le chemin qui m'a amené où je suis.
Les commentaires m'aident à le retrouver.
5000 trucs
Débordé aujourd'hui.
Plein de tâches de natures très différentes : trois rendez-vous, tourner cinq vidéos pro pour la semaine prochaine, monter celles pour aujourd'hui et demain, écrire cette note, tourner et poster les vidéos persos...
La bonne nouvelle : toutes ces tâches sont plutôt agréables. J'y vais sans rechigner.
C'est à noter, quand même.
Par rapport à... disons il y a trois ans, tout est beaucoup plus aligné.
Ce qui ne veut pas dire que je vais réussir à tout faire.
Mais quand même : un énorme progrès.
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En lien :
La pluie
Quand il pleut fort sur la maison, je sens un petit stress.
Il y a quelques années, le toit avait des problèmes et il y avait régulièrement des fuites à l'intérieur.
C'est réglé mais récemment, on s'est aperçu qu'il y avait une infiltration dans un mur mitoyen.
La pluie, c'est l'anxiété des travaux qu'on n'a pas les moyens de faire.
(Ça me rappelle ce dessin d'humour : un type est réveillé dans la nuit par un bruit et trouve un fantôme dans son salon. Il est soulagé que ce soit un fantôme et pas des travaux à faire.)
Quand un stress survient, j'utilise la méditation pour poser mon attention dessus. Je fais de la boule dans l'estomac ou la tension dans le corps le focus de mon attention.
Généralement, ça disparaît vite. Pour passer, les émotions – comme les fantômes – ont besoin d'être vécues, senties.
Mais là, c'était plus long que prévu.
Comme si j'étais tombé sur une "poche" d'anxiété qui s'était accumulée depuis des années et qui avait besoin d'être drainée.
Un stress qui semble superficiel ("bof, c'est rien") mais qui revient régulièrement a souvent une cause plus profonde. En surface, ça ressemble à une flaque comme les autres, on n'y prête pas attention. Sauf qu'il suffit d'y mettre un pied pour réaliser qu'on pourrait facilement s'y enfoncer.
Les travaux à faire (ceux de la maison) seront d'autant plus faciles à entreprendre qu'on a fait le travail intérieur pour gérer l'anxiété.
Gérer l'émotion avant l'action, toujours.
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En lien :
Gardons contact :)
Un gentil monsieur m'a fait remarquer qu'on ne pouvait pas s'inscrire à ma newsletter pro.
Ce qui m'a fait réaliser que j'avais complètement oublié de mettre un formulaire d'inscription pour la Boulengerie également.
Or... C'est important.
Si on ne veut pas dépendre de Musk, Zuckerberg et compagnie pour créer du lien, il faut qu'on ait des moyens de nous tenir au courant les uns les autres sans passer par les réseaux.
Parce qu'un jour, Instagram va changer de politique. Et décider que je ne suis pas intéressant. Ou vous.
Alors prenons les devants :
Et si vous avez une newsletter, n'hésitez pas à la partager aussi.
Mes sources
Récemment, de nombreux abonnés Instagram m'ont demandé si j'avais des pistes de lecture ou de contenus pour approfondir ce dont je parle dans mes vidéos.
Réponse : oui, j'en ai plein !
Mon parcours personnel – officiellement commencé il y a 7 ans par la méditation – s'est accompagné d'énormément de lectures, écoutes, vidéos, podcasts (...) qui ont été indispensables pour donner un cadre à ce que je découvrais.
Problème : la majorité de mes sources sont en anglais... et ne sont pas traduites.
Pire : j'ai trouvé que les quelques sources françaises sur lesquelles je suis tombé étaient... comment dire ? Moins rigoureuses. Mélangeaient un peu tout : spiritualité, bien-être, médecine alternative, astrologie...
Or, ce que j'ai apprécié dans la majorité des sources que je propose ici, c'est une certaine rigueur. Pas toujours, pas partout, mais de manière générale : ça n'utilise pas de fausses sciences pour justifier ce qui est d'ordre spirituel ; ça reste très conservateur sur les conseils quotidiens ; ça s'appuie avant tout sur la pratique et la réflexion personnelle plutôt que sur la dévotion à quiconque ; ça encourage la pensée libre et indépendante plutôt que l'appartenance à une secte.
Autre problème : une partie des sources que je propose ici sont payantes. C'est pas mirobolant mais ce sont des livres ou des enregistrements que je n'ai pas trouvés en accès libre.
Si vous n'êtes pas découragés, je vous les mets là par ordre de préférence 👇
Méditer, mode d'emploi
La méditation, c'est porter son attention sur le présent.
Le bras. Cette tension dans le cou. Le chant de l'oiseau. Une pensée qui s'élève. Une soudaine sensation de tristesse. Qui se transforme et disparaît. Le pied contre le sol. La respiration. L'oiseau, à nouveau. La tête qui bouge.
(Pour commencer, on conseille parfois de porter l'attention uniquement sur la respiration. Voyez ce qui marche.)
On appelle ça le flot : les perceptions, pensées et émotions s'élèvent, se transforment, puis disparaissent. Tout passe.
Mais régulièrement, on se fixe sur une pensée.
On se réveille comme d'un rêve, réalisant que ça fait plusieurs minutes qu'on ruminait sur un sujet. Cette fixation qui bloque le flot s'appelle (à juste titre) "un attachement".
C'est normal, ça fait partie du processus : on le remarque et on revient vers le présent.
Certains disent même que cet aller-retour entre la pensée et le présent est le cœur de la méditation, comme un muscle qu'on travaille par la répétition d'un geste de va-et-vient.
Puis, on emporte un peu de ce flot dans son quotidien.
Et tout devient plus facile.
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En lien :
ChatGPT et moi
J'ai découvert que je fonctionnais comme ChatGPT.
Et probablement que vous aussi.
À savoir que ma prochaine action est essentiellement décidée par les éléments de contexte que j'ai dans la tête à ce moment-là.
Et, comme ChatGPT, ce contexte est minimal.
On ne trimballe pas sa vie à chaque instant. Selon le jour ou l'heure, on se concentre sur tel problème à venir, telle difficulté du moment, tel objectif à la mode.
Les décisions résultantes sont fondées sur une parcelle infime et souvent anecdotique de notre patrimoine cognitif – et surtout : qu'on ne choisit pas consciemment.
Donc dernièrement, j'ai décidé de changer tout ça.
Chaque matin, je lis la même note qui contient les éléments de contexte qui me semblent pertinents pour ma journée. Que j'ai choisis en conscience.
Je ne laisse plus les réseaux, la télé, ou les appels impromptus remplir ma tête. Je la remplis tout seul, chaque jour, avec des pensées triées sur le volet : positives, fortes et bio.
Dans ce terreau favorable, l'action juste pousse sans effort.
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En lien :
Trois personnes
Trois personnes m'ont reconnu dans la rue à Paris parce qu'elles me suivent sur Instagram.
Une avant-hier soir, et deux cet après-midi.
Tous très gentils, à chaque fois.
Qu'est-ce que je fais, j'arrête tout ? 😅
La jalousie et le temps
Je réalise qu'il y a un aspect très temporel à la jalousie professionnelle.
Dans la rivalité avec des pairs, on veut faire avant l'autre.
Les moments les plus durs à passer sont quand ceux qu'on admire ou qu'on jalouse atteignent un sommet avant nous. On se sent laissé derrière – même si ce n'est pas exactement le sommet qu'on visait.
Alors on veut entrer dans la course, se dépêcher pour faire maintenant.
Perdant parfois de vue ce qu'on veut faire vraiment.
Car, à la fin d'une carrière ou d'une vie, est-ce si important de savoir quand on a fait les choses ? L'accomplissement ne vient-il pas plutôt d'avoir fait exactement ce qu'on voulait faire, quelle que soit la temporalité ?
Il est facile de perdre l'essentiel des yeux.
Un mauvais interprète
La pensée verbale n'est qu'un commentaire. (On en a déjà parlé.)
Ce n'est pas elle qui choisit l'action. Non : elle observe et elle commente.
Un peu comme une babouchka assise à longueur de journée au pied d'un immeuble :
"Vous avez vu, ils ont encore choisi de lever le bras droit. Dans quel monde on vit, je vous jure."
Parfois, elle utilise sa mémoire pour interpréter les manifestations du corps :
"Vous sentez cette boule dans l'estomac ? C'est la même qu'on a sentie durant le divorce. Ils regrettent, c'est sûr !"
Sauf que la plupart du temps, la babouchka se trompe. Parce que son monde tourne autour de deux ou trois obsessions qui reviennent en boucle et qu'elle croit voir partout.
Donc, plutôt que d'écouter l'interprète, il faut revenir à la source : la sensation physique, la manifestation du corps.
En inspectant le présent, en observant simplement ce qui survient, vous allez commencer à apprendre la langue.
Rapidement, vous parlerez couramment.
Et croyez-moi : c'est une langue bien plus importante que l'anglais ou l'espagnol puisque c'est celle que vous utiliserez toute votre vie pour dialoguer avec vous-même.
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En lien :
Tout décolle en même temps
Personnellement, j'arrive à 12K abonnés sur Instagram.
Je me souviens qu'à une époque, je voulais créer des groupes de discussion avec des amis : des sortes de salons virtuels où trouver des échanges et de la compagnie H24. Ça n'avait jamais marché. C'est un peu ce que j'ai maintenant avec les messages et commentaires de la chaîne : à toute heure, des conversations avec des gens intéressés par les mêmes sujets que moi.
Ça crée beaucoup d'opportunités. Je dis oui à certaines choses. Des projets, des rencontres. Pas à tout.
Professionnellement, les chaînes que j'ai créées pour ChezFilms décollent aussi. (Insta, TikTok, Youtube et Linkedin.)
Les nombres ne sont pas astronomiques mais ça fonctionne pour le plus important : j'ai des requêtes clients.
Cette semaine, j'ai cinq rendez-vous téléphoniques avec des prospects qualifiés : des personnes qui sont intéressées exactement par ce que je propose. (La partie la plus difficile, c'était de définir précisément cette proposition.)
On va voir comment tout ça évolue. C'est excitant. On lâche rien.
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En lien :
La présence à chaque instant
Tout est tellement clair quand je suis présent.
Quand je suis curieux de l'instant, que j'inspecte les couleurs, les sons et les sensations qui se présentent à moi... Le monde n'est plus mystérieux. Il ne fait plus peur. Les histoires de succès et d'échec semblent bien loin.
L'action devient plus facile, aussi.
Chaque geste est une évidence et les problèmes semblent se résoudre d'eux-mêmes.
Pourtant, je passe la majorité de mon temps ailleurs.
J'ai beau méditer le matin, revenir en présence plusieurs fois par jour, je me laisse régulièrement rattraper par l'urgence et la fabrication. Moins qu'avant, peut-être.
Dans ces moments-là, pourtant, on a l'impression de retourner à la case départ. Tout redevient grave. Le passé et le futur sont à nouveau menaçants. On cherche à nouveau comment résoudre des problèmes qui n'existaient pas deux minutes auparavant.
Il paraît que c'est normal : on entre et sort de la présence.
L'objectif est de stabiliser, de réellement changer son logiciel.
Je vais m'y atteler.
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En lien :
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